dimanche 19 juillet 2009

Putre, Chili - ou comment j'aide a forcer la frontiere bolivienne...

Ross, le matinal proprio de Sunny Days, me conduit lui-meme dans la banlieue d'Arica, d'ou part le bus pour Putre. Les 3h de route offrent un superbe paysage "altiplanien", surtout lorsque nous passons au dessus de la mer de nuage, dominee par les montagnes arides. La vallee de Putre (3530m) est plutot fertile, et le village est un petit San Pedro de Atacama, sans le charme des maisons en Adobe mais egalement sans les hordes de touristes. Au Chakana Mountain Lodge, le dortoir est plein, donc je me vois offrir la chambre d'amis dans la maison principale, en plus du petit dejeuner gargantuesque (fruits, cereales, pancakes...) qu'on me fourre sous le nez a peine arrive. De ma fenetre, je vois l'enclos des 2 sympas alpagas qui gardent les lieux...
Je me fais une belle ballade de 4h dans les canyons alentours, mais des que ca monte, je suis terriblement essoufle : l'altittude se fait sentir. Le soir, je papotte avec une famille d'Australiens de Byron Bay, dont le plus jeune fils (6ans) a visite le tres basique hopital de Putre pour cause de mal des montagnes carabine. Pas cool... Ils ont prevu d'aller en Bolivie mais sont inquiets des barrages des derniers jours.
Le lendemain, j'avais prevu de faire un tour dans le parc national de la Lauca, par l'intermediaire de l'hotel, mais le boss, qui n'est pas la, appelle pour prevenir que je suis le seul touriste, donc ils ne vont pas partir. Ce n'etait que le coup d'envoi d'une folle journee. Car du coup, je decide de partir le jour meme pour la Bolivie, de toutes facons le trajet pour La Paz passe a travers le parc national, la frontiere se trouve meme a un des points les plus hauts de l'Altiplano, 4600m.
Effectivement, la route est superbe, mais j'ai recupere la place 50, donc tout au fond, et je laisserai finalement ma place aux fistons australiens, assis sur les genoux des parents. A la frontiere chilienne, on poirreautte 1h sans pouvoir sortir du bus, puis on nous transfere dans un autre bus (dont les places vont jusqu'au numero 46, donc qui se retrouve debout?), collecte des passeports, encore 30min d'attente et redistribution des passeports, et enfin depart. Dans le "No Man's Land" entre les 2 frontieres, la route est jonche de grosses pierres sur 10km, vestiges recents des barrages des jours precedents : le bus zigue-zague entre les tas. Lorsqu'on arrive au poste bolivien, le chauffeur nous informe qu'il y a au moins 1h d'attente. Ca grogne, mais au moins on peut descendre. Pas pour longtemps, car il fait tres froid et le vent sec souffle une poussiere tres desagreable. Absolument tous les petits commerces autour du poste frontiere (il n'y en a pas moult mais quand meme) sont fermes, aucun endroit ou s'abriter, et le bureau d'immigration a portes closes. Ca sent pas bon. Il y a bien quelques militaires, mais ils restent dans leur coin et ne donnent aucune information. D'autres bus arrivent, des 2 cotes, la file de vehicule s'allonge et les passagers, a 80% chiliens ou boliviens, s'impatientent devant la barriere cadenacee. Une proposition est faite de transferer les passagers d'un bus cote chilien dans un autre cote bolivien et vice-versa, chaque bus retournant a sa destination de depart, mais ca n'a pas l'air si simple.
Finalement, apres 4h d'attente, un des chauffeurs d'un bus bolivien s'empart d'une grosse pierre, et tente de faire sauter le cadenas, pendant qu'une trentaine de passagers (la plupart des chiliens, plus quelques touristes qui sont arrives la en premier, y compris moi et le pere australien, dont le fils a recommence a se sentir mal, pas etonnant vu l'altittude) pousse sur la barriere... La cadenas casse rapidement, notre bus s'engouffre donc dans la seule voie ainsi liberee, on court derriere, le bus s'arrete quelques centaines de mettres plus loin, apres la file. Tous les passagers crient alors "Vamos" mais reste toujours le probleme du visa. Donc ca discute, ca argumente, certains pensent pouvoir regulariser la situation a La Paz, mais le gros hic est que le lendemain et le jour suivant sont feries (fete nationale, en plus 2009 est le bicentenaire de l'independance, big time!), ensuite c'est weekend, bref, ca fait 4 jours en situation illegale dans un pays fortement police. Finalement, un gars arrive au bus pour annoncer que le bureau est ouvert, et qu'ils acceptent de regulariser les etrangers! Donc recollecte de passeport, un espagnol nomme Jesus suit notre chauffeur jusqu'au bureau, encore 45min d'attente, et enfin les precieux documents reviennent. Australiens, bresiliens, francais et espagnols ont pu avoir leurs tampons, ainsi que la plupart des chiliens, mais certains ont ete refuses (notamment 2 equatoriens), sans explication aucune. Et entre temps, un nouveau cadenas a ete mis a la barriere... Bref, apres 6h de passage de frontiere, on prend enfin la route vers La Paz.
Maigre consolation, le magnifique coucher de soleil sur l'Altiplano, que je comtemple debout au milieu du couloir...

En debarquant a La Paz a 22h30, j'etais un peu inquiet de cette arrivee tardive et de la recherche d'hotel dans les rues dersertes, sac a dos au dos... Ahaha, la bonne blague... La fete nationale a commence, c'est un immense festival qui a lieu dans la ville!!! Des la sortie du terminal des bus, on voit les femmes en costume traditionnel danser au son des orchestres, il y a des petits stands de bouffe partout, la rue principale est bondee, majorettes, fanfares, processions, feux d'artifice, tout le monde semble defiler, du club de motards au college catholique de jeunes filles, en passant par les cliniques, les associations de defense des indiens, et meme certaines entreprises privees... Du coup, apres s'etre poses a l'hotel Torino - une sorte de musee vivant, pionnier du tourisme a La Paz, 93 ans de service dans un vieil immeuble coloniale renove dans les annees 50 - nous ressortons (avec Jesus) pour assister aux defiles, malgre la fatigue nerveuse. Viva La Paz!!!!!!!

samedi 11 juillet 2009

Arica Blues Explosion

Peu apres cette arrivee matinale, j'arrive a me faire indiquer tant bien que mal la direction de Sunny Days, une auberge de jeunesse tenue par un vieux et sympathique neo-zelandais. Cette adresse est de tres loin ma meilleure du Chili : petit dejeuner gargantuesque, avec buffet de fruits et de cereales (cheres au Chili en general), cafe, the, pain et jus a volonte... Byzance! La ville est tres agreable, en bord de mer, belle plage et chouette rue principale pietonne, nombreux commerces, transports en commun faciles, etc. Du coup, sur un coup de tete, en passant devant l'"institut des arts et des langues", je decide de m'inscrire pour une semaine de cours intensifs d'espagnol! Je suis en effet tres frustre de ne pas pouvoir me faire comprendre lors d'achats ou autres. Je passe une agreable soiree en compagnie de Jordan, un americain de LA, et un couple de jeunes neo-zelandais de mon age, elle d'origine quebecoise et lui gallois.

Le lendemain, c'est ma premiere lecon avec Rodrigo, en cours particulier. Muy bien. Et a peine sorti des 3 heures de cours, je tombe sur mes 3 comperes de la veille, attables devant un pichet de biere dans la rue principale. Bon, OK, il n'est que 13h, ca sent le traquenard, mais pourquoi pas...
...
Beaucoup, BEAUCOUP plus tard, vers 22h, dans le grand salon convivial de l'hostal, Richard chante le blues de sa voix puissante et caverneuse, Jordan fait des percus sur la table en revant de toutes les destinations dont nous lui avons parle avec un entrain tres ethylique, je m'enflamme joyeusement sur la guitare disponible de l'auberge, et Melanie s'efforce de cacher le sac contenant les cadavres de trop nombreuses bieres... Ca me permet d'apprendre des le lendemain l'expression "tener la caña", avoir la gueule de bois, en espagnol...

Sinon, peu d'anecdotes a Arica, les soirees suivantes sont calmes, je fais mes 3h d'espagnol quotidiennes, plus quelques devoirs, mon empanada de carne le midi, et mes courses dans le "Mercado Colon", sorte de marche aux halles du centre-ville, bien et pas cher : j'arrive a me preparer un bon repas le soir, legumes varies et viande, pour 1 a 1,50 EUR par repas. Et le vin en bouteille a 2 EUR est excellent.

Hier samedi, journee libre, donc je prends un taxi avec une suisse d'Australie pour aller au musee d'Azapa, a 12km a l'est d'Arika, dans la vallee formee par la riviere San Pedro (a sec l'hiver). On y presente toute l'histoire de la region, de -8000 a la periode inca puis espagnole, et surtout comment les peuples de l'Altiplano ont echange avec les peuples dits "cotiers". Il y a notamment de veritables momies Chinchorros, datant d'environ de 5000 av.JC, tres bien conservees. Je me ballade ensuite dans le village d'Azapa, et chose rare jusqu'ici, je ne vois aucun touriste. Maisons basses et colorees, vieilles voitures americaines poussiereuses, chiens errants et vie tranquille. Comme partout au Chili, l'eglise et son jardin sont excellement entretenus. Le cimetierre vaut le detour : a la limite de la ville, il est domine par une colline completement desertique, couleur sable, d'un cote, mais lui-meme surplombe l'oasis de verdure etroit de la vallee. Les tombes, tres proches les unes des autres, sont tres colorees et possedent toutes un petit toit en tole; la vision est surprenante.
La zone est reputee pour ses geoglyphes : dessins humanoides, animaliers et geometriques formes par un amoncellement de pierres. Sans avoir la taille des fameuses "lignes de Nazca", quasiment invisibles depuis le sol, ces geoglyphes restent impressionant, plus par leur nombre que par leur taille. La route secondaire retournant vers Arica, longe pendant des kilometres ces collines arides decorees de caravanes de lamas ou autres. Je fais une bonne partie du chemin de retour a pied avec Alexis, un francais installe en Nouvelle Zelande, qui a ete litteralement largue par son taxi... Et bien sur, cette belle rando se finira autour d'une biere, en parlant rillettes, saucisson, confit de canard et autres mets delicats qui commencent a me manquer serieusement. Cela dit, pour ce soir, j'ai essaye une espece de chorizo a cuire, on verra ce que ca donne.
J'ai finalement prevu une derniere lecon d'espagnol demain lundi (j'ai fait bosser le prof un dimanche) pour avoir les premieres notions du passe simple. Le depart pour Putre est donc prevu pour mardi matin.
Bon appetit!

jeudi 9 juillet 2009

San Pedro de Atacama et le desert d'Atacama

Je prends mon premier bus de nuit entre La Serena et San Pedro : 18h en tout. Au petit matin, le paysage a completement change, un desert des plus arides s'etend aussi loin que porte le regard. Aucune plante d'aucune sorte, juste un melange de terre, sable et roche, brun clair, uniforme, sec, poussiereux. C'est tres vallonne mais aucun signe n'indique qu'il y ait pu avoir un jour un soupcon d'humidite dans le coin. Le bus s'arrete a Antofagasta, une grande ville coincee entre les collines arides et la mer, avec son important port servant au transit des produits miniers (cuivre notamment), principale ressource du Chili (et raison pour laquelle son economie se porte plutot bien). Il fait froid et sec. Le bus repart cette fois au nord est, en s'eloignant de la cote. La pente est douce jusqu'a San Pedro mais le village est quand meme a 2500m d'altittude... On ne peut pas le nier, San Pedro est indeniablement un village touristique, mais le charme agit toujours, en tout cas en cette saison basse. Il se trouve dans une oasis, a l'extreme nord du Salar de Atacama, 3ieme plus grand lac sale au monde (apres Uyuni en Bolivie et celui dans le Utah). Petites rues poussiereuses, maisons basses en adobe, petite eglise d'un blanc immacule, ciel bleu, immenses volcans de l'Altiplano a l'est, lac sale au sud, valle de la Luna a l'ouest, valle de catarpe au nord, San Pedro offre donc son lot de paysages grandioses, mais aussi de restaurants, hotels, tours operators, internet cafes, boutiques d'artisanats, location de velos ou de sand boards...

Apres plusieurs essais infructueux, je me pose a la Residenciale Villacoyo, qui se revelera etre un choix d'excellent rapport qualite/prix ($6000 le dortoir, cuisine, patio agreable, eau vraiment chaude); puis m'offre un bon repas dans le restaurant voisin, le bien note "Cuna".
2ieme jour:
Je loue un VTT pour me faire la Valle de Catarpe, la Gorja Del Diablo, et le point de vue du "Tunnel". Pour se rendre a ses differents endroits, il faut traverser plusieurs fois la petite, peu profonde mais glaciale riviere San Pedro. Pas d'autre choix que d'enlever les chaussures, alors que les bords du ruisseau sont encore pris dans la glace. Aie. La nuit a San Pedro, il fait -10 deg C, en journee la temperature monte vite car le soleil tape fort, cela dit ca ne depasse pas les 18 deg C a l'ombre. Tout au bout de la Valle Catarpe, se trouve une minuscule eglise perdue au milieu de nulle part, on se demande quel missionnaire tordu a voulu evageliser le desert... Le site du tunnel offre une vue imprenable vers l'est, sur la vallee, jusqu'a San Pedro et le lac sale plus au sud. Cote ouest, c'est egalement grandiose mais completement et irremediablement desole et arride. Je passe 80% de cette cyclo-rando en ne voyant pas ame qui vive.

3ieme jour:
J'ai pris le tour "Lagunas Del Altiplano" pour la journee. J'ai donc droit au minibus, mais pas facile de les eviter, a moins de connaitre des locaux ou d'avoir son propre vehicule, car les sites sont assez eloignes du village. Au programme : l'impressionant desert de sel d'Atacama, ses couleurs irreelles au milieu du desert, ses flamands roses (Laguna Chaxa) et leur nourriture (les mini-crevettes qui vivent dans l'eau glacee et riche en mineraux), puis les "lagunas del altiplano", Miniques et Miscanti, ces lacs a 4000m d'altittude, autour desquels paissent paisiblement les delicates vigognes. Pas un arbre, uniquement ces petites touffes d'herbe a vigogne, seches et coriaces, une terre brun clair, l'eau bleue et les bords blancs de sel. Epoustouflant. Egalement des restes des cultures en terrasse datant d'avant les Incas (env. 1400 ap. JC). Le tour s'arrete egalement dans differents petits villages, qui ont l'air plutot recent et delabre, mais ou trone en general une mignonne eglise d'epoque coloniale.
Le soir, je discute avec un couple de "jeunes a chien" du sud de la France, echange de bons procedes et d'anecdotes de voyage...

4ieme jour :
Rien de prevu au programme, donc je reloue un velo pour aller ravauder dans le coin. Plutot desert, le coin, d'ailleursMa premiere intention etait de prendre la route en direction de l'argentine, pour arriver au pied du Volcan Licancabur (pour se faire une idee, il faut suivre avec les photos Facebook...), et me perdre dans les canyons alentours. Ca me semblait une 20aine de kilometres a vue de nez. Erreur, apres 30min de pedalage sur la route desesperement droite, le volcan ne semble pas s'etre rapproche d'un quart de pouce. Ces immenses etendues desertiques alterent completement les notions de distance, la vue n'y est plus adaptee... .Donc demi-tour, je repars dans la direction opposee pour atteindre la Vallee De La Luna, le parc national le plus proche de San Pedro. C'est le lieu des dunes de sable impressionnantes, des formations rocheuses torturees, des canyons, des etendues salees et... des couchers de soleil photogeniques. Je retrouve tout a fait le type de paysage de la Vallee de la Mort. Je ne croise que quelques velos, car, a 16km de San Pedro, la majorite des visiteurs preferent le mini-bus... Tout le monde se retrouve au point de vue pour ce fameux coucher de soleil, qui, effectivement, vaut le coup de pedale. Le retour de nuit au clair de lune n'est pas vraiment rassurant, mais je me remets de ces emotions avec un bon diner de gourmet : pates / legumes. Je booke egalement mon tour du lendemain - a savoir les geysers du Tatio, un mega-classique de San Pedro - en payant en US dollars, l'unique distributeur de billets du village etant toujours en panne...

5ieme jour
"Un geyser, ca se merite" qu'ils me disaient. Tu m'etonnes. Doux bruit de l'alarme du telephone a 3h40 du matin. 5deg C dans la chambre, mais il faut s'extirper du drap de couchage, des 3 couvertures, de la couette et affronter le froid piquant... 15min d'attente devant l'hotel, frigorifie malgre les vetements d'hiver achetes a La Serena et le calecon long prete par mon voisin de chambree. Puis 2h de minibus inconfortable, a peine plus chaud, sur une piste viroleuse et chaotique. On distingue dans la nuit les feux des autres minibus, en une longue file etiree. Meme mes "berceuses" habituelles du I-Pod ne suffisent pas pour m'assoupir. Et dire que je paye pour ca... (enfin, pas trop cher, car j'ai eu une bonne reduction because le guide ne parle qu'espagnol...)
Arrivee a 4600m a 6h30, temperature exterieure -25deg C. A priori c'est le matin que les geysers sont le plus actif, mais je suis un poil decu par le spectacle. Ca fume sec, ca bouillasse, ca crachotte, ca giclette, mais il n'y a pas de grands jets d'eau a 10m de hauteur comme je m'y attendais. Certes le spectacle de toutes ces fumerolles est saisissant, mais plutot vers 8h, quand le soleil se leve et eclaire le haut des montagnes environnantes. Je ne vois pas vraiment la raison d'etre la a 6h30, sachant qu'on peut a peine sortir les mains des poches pour prendre une photo. Une photo sombre, qui plus est. Par contre, le reste du tour est plus sympa, de nombreux arrets pres des lacs alentours, une touriste bresilienne qui me traduit en anglais les commentaires interessants du guide, des arrets "vigognes" et "lamas" (mes premiers!) et autres bizarreries de la faune locale, comme ce lapin a longue queue... Puis dans un village haut-perche, dans lequel je deguste une excellentissime brochette de lama (il faut dire qu'elle arrive au bon moment).
Retour vers 13h, et farniente jusqu'au soir, dans le patio de l'hotel Villacoyo. Je blablate beaucoup avec 2 anglaises, egalement en tour du monde (en couple si j'ai bien compris), et ayant parcouru a tres peu de choses pres le meme itineraire que moi, mise a part l'Inde, pays dans lequel elles n'ont pas pu se rendre, car une est d'origine pakistanaise. Le passeport francais est vraiment un plus pour ce genre de trip. Vous saviez que les americains devaient payer 120 US$ pour un visa chilien ou bolivien?
Mon bus est a 20h45 le soir meme, nouvelle nuit sur la route. Cette fois, le sommeil ne viendra que tres peu. Le fait qu'une touriste francaise rende son 4h a quelques sieges de moi n'arrage pas nos affaires... Donc l'arrivee a 6h du matin dans Arica, tout au nord du Chili, est plutot embrumee...

lundi 29 juin 2009

Jour 204 : La Serena, Chili

Santiago (25 / 26 juin)

Santiago se trouve dans une vallee coincee entre plusieurs montagnes, il y regne donc un "permanent" smog que le soleil a du mal a perce. Et le climat change d'un seul coup, il fait quelquechose comme 7deg C quand j'arrive! Je n'avais pas eu aussi froid depuis... le Nepal! Je dors dans un hotel sympa, tres central (metro Bellas Artes) mais bruyant. Je commence par acheter un telephone tri-bande (et oui, mon vieux Nokia recupere en Thailande ne marche pas) et un petit dictionnaire Francais - Espagnol, car je suis tres frustre de ne pas pouvoir parler la langue, comme la majorite des touristes ici!

Rien d'extraordinaire dans Santiago Centro, le centre administratif avec son immanquable Plaza Del Armas (chaque ville en a une), ses batiments coloniaux et ces centres commerciaux. Le quartier boheme de Bella Vista est deja plus interessant, avec ses maisons colorees et ses murs joliment graffites. Je me rends devant une des maisons de Pablo Neruda, mais sans la visiter.
La 2ieme nuit dans l'hotel est plutot courte : 2 des colocataires rentrent completement bourres a 3h du matin, puis s'en suit le concert de ronflements alors que j'ai mis mon reveil pour 5h30. Autant dire qu'une fois dans le bus, je ne vois pas grand chose de la route jusqu'a Valparaiso.

Valparaiso (27 juin)
Ville cotiere, Valparaiso est maintenant collee a Viña Del Mar, plus moderne et plus branchee mais avec clairement moins de charme. A "Valpo", je reste dans une vieille demeure qui fuit de partout, dans le quartier de Cerro Conception, c'est a dire sur une des collines qui surplombent le port. Le vrai Valparaiso. Ce quartier a vu eclore recemment des petits restaurants sympas, des bars branches et des hotels ou "residentiales" de charme. Je marche toute la journee dans la ville et visite une autre demeure de Pablo Neruda, la Sebastiana, transformee en une sorte de musee : s'y trouve une collection pour le moins eclectique de meubles et objets ayant appartenus au poete. Le soir, je m'offre le menu gourmet d'un resto francais, mais une fois arrive au dessert, on me dit qu'il n'y a pas de profiterolles aujourd'hui! J'enrage et dois me rabattre sur la tatin...

La Serena (28-29-30 juin)
Les 8 heures de bus entre Valparaiso et La Serena se font dans la grisaille et le froid. J'arrive le soir et me pose a l'Hostel del Punto, tenu par des allemands. Je souhaite visiter le parc national des pingouins de Humbolt mais ce tour sera annule 2jours d'affilee pour cause de mer trop agitee, donc je n'insite pas. A la place, je fais le classique tour dans la Valle de Elqui, connue pour son pisco, alcool genre Cognac mais dans sa version tres verte et tres fruitee. Le tour inclus un arret au barrage irriguant toute la valle fertile, et une degustation de differents types de pisco, dont un est a 70degres. A 11h du matin, c'est un peu rude, mais bon, on n'est pas venu la pour beurrer les tartines, donc... Je dine avec 2 americains, une vieille prof d'anglais un peu foldingue et un jeune intellectuel en chaussures vernies. On rencontre de tout en voyage.
Le jour suivant, je fais une ballade en velo dans la ville mais tout cela est quand meme tres occidentalise, ca manque d'exotisme. De plus, en restant sur la cote, on n'a qu'un petit apercu minimaliste de ce que peut etre de la grande Cordilliere des Andes. Bref, je decide de monter directement a San Pedro de Atacama, tout au nord, et au coeur de l'Altiplano, pour essayer de trouver ces paysages grandioses que je m'etais imagines. D'autant plus que le temps encore un peu couvert sur La Serena empeche d'observer correctement les etoiles depuis l'un des nombreux observatoires de la region, celle-ci etant reputee pour avoir le ciel le plus pur du monde.

vendredi 26 juin 2009

Rapa Nui (Ile de Paques)


J'avais choisi cette destination en ne connaissant que les fameuses statues, mais cette ile se revela etre une destination fascinante, a l'histoire unique, a la fois tragique et mysterieuse... J'ai donc decouvert cette histoire, dans un environnement magnifique, encore tres sauvage. Je ne vais pas refaire un expose sur l'ile de Paques - ce n'est pas l'envie qui m'en manque mais plutot le temps - mais juste narrer mes journees comme d'habitude, avec si besoin des details "culturels". Pour le reste, une petite recherche sur Wikipedia vous eclairera (un peu, mais il y a d'autres sites), il y a notamment une carte tres pratique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Easter_Island_map-fr.svg

Jour 1
Ca commence moyennement, car a la recuperation des bagages dans le minuscule aeroport de Hanga Roa, je retrouve ma guitare cassee. Mais je m'en tire bien car j'obtiens que la LAN m'en rembourse 120 US$, ce qui est 3 fois son prix d'achat!
Apres la visite de quelques "residenciales" cheres et glauques, je choisis le camping Mihinoa, qui a des places en dortoir. Le spot du camping est incroyable, au sud de Hanga Roa, donc un peu isole, le long de la cote; on entend les vagues deferler, la vue est imprenable, et il y a meme une vraie cuisine.
Je loue un VTT pour 4 jours, a partir de l'apres midi, pour me rendre tout d'abord au volcan sud, le Rano Kau. Et 1ere crevaison au bout de 1h. L'impressionnant cratere est forme d'un lac aux innombrables petits ilots. A la pointe sud se trouve le village ceremonial d'Orongo. Dans ce lieu se tenait la competition annuelle liee au culte de l'homme oiseau (Tangata Manu), ou les "heros" de chaque devait nager jusqu'a Motu Nui, le petit ilot en face, pour ramener le premier oeuf de sterne. On y voit donc de nombreux petroglyphes, ainsi que les anciennes maisons, tres basses. Ce site est cependant le plus recent car le culte de l'homme oiseau est posterieur a la periode megalithique (sculpture des moais), meme si ces 2 periodes se sont surement chevauchees pendant un temps.
Le soir, c'est bonne ambiance dans la salle commune du camping, et Seo, Veronika et Claudia me convainquent d'aller au show "Kari Kari", musique et dance traditionnelles de Rapa Nui. Les habitants natifs de cette ile (qui ont failli disparaitre...) se considerent avant tout comme polynesiens, le spectacle est donc sur ce theme. Et ca vaut le coup, une quinzaine de tres bons musiciens - autant de danceurs, hommes et femmes - enflamme la salle. Les danses masculines sont plutot guerrieres, genre maori, alors que celles des femmes sont toute en sensualite. On va se boire ensuite quelques piscos chez un jeune couple genre hippie offrant du "coachsurfing", il y a la au moins 20 personnes, en general des jeunes diplomes de Santiago prenant une semaine de vacances, et certainement une dizaine de nationalites differentes (jusqu'au sud coreen et a la bielorusse...). Et discuter de la fete de la morue avec une bretonne de Binic, sur l'ile de paques, un verre de pisco a la main, vaut son pesant de noix de coco... J'abandonne en cours de soiree, car le lendemain, c'est plongee, et il vaut mieux eviter la GdB...

Jour 2:
On est trempe avant meme de se mettre a l'eau, vu le temps pourri. L'eau est tres claire, le relief interessant, une seule variete de corail presente en masse, mais peu de poissons. Ils ont mis un faux moai en beton au fond, il faut avouer que ca rend plutot bien. Je vois de tres belles murenes aux robes variees, interessant, ainsi que les plus gros poissons trompettes que j'ai jamais vu. Retour a la suface : le temps a empire, c'est une veritable tempete de pluie. Du coup, seance de farniente dans Hanga Roa puis au camping, en tentant de faire secher les vetements. Et dire que j'avais hesite a louer tente + sac de couchage...

Jour 3:
Le temps s'est calme, sans etre beau, il est au moins sec. Du coup je decide de faire la grande boucle : route principale centrale, jusqu'au secteur Anakena (la seule plage de l'ile), puis retour par la cote est. Le soleil arrive au meme moment que moi sur cette plage, ou je vois mes 1ers moais, sur l'Ahu Pau Pau. Cet ahu se trouve etre un de ceux ou la tete des moais est en meilleur etat, tres finement sculptee. 3 ont egalement leur Pukao, ce chapeau (ou coiffe?) en roche rouge. Il faut savoir que TOUS les moais ont ete mis par terre (la plupart lors des guerres tribales), pour ensuite etre remis debout de 1950 a nos jours au cours d'une lente restauration du tresor archeologique de l'ile.
Direction l'est ensuite, en longeant la cote sauvage, puis bifurcation au sud juste avant le gros volcan de la peninsule de Poike, completement sauvage. L'arrivee sur le site de l'ahu Tongariki, le soleil derriere moi, est alors magique. Ce site presente 15 moais debouts, dont l'un des plus grands, faisant face au volcan Rano Raraku, le lieu meme ou ils ont ete sculptes. Derriere se trouve une baie ou la mer se calme a peine. Au nord, Poike et ses falaises. Enorme. Ces moais, qui a priori avaient "survecu" aux guerres tribales, ont ete finalement renverses par un tsunami en 1960 (date a verifier - decidement, ils ont la guigne, ces moais...), puis restaures en 1995.
Toujours sous le soleil, je continue par la visite de Rano Raraku, et ses 300 moais a differents stades de fabrication, certains juste esquisses dans la roche, d'autres finis et sur le chemin d'un Ahu. Certaines tetes font plus de 2m de haut, avec cette forme si particuliere. Le site est vraiment prenant, on a du mal a s'imaginer quelle frenesie religieuse a pu pousser ces hommes a autant de labeur. Car il faut plusieurs mois pour tailler un moai (hauteur moyenne : 4,5m), et encore plusieurs mois pour l'amener sur un ahu (comment? un des mysteres de l'ile, plusieurs theories existent, ce qui inclue de toute facon plusieurs semaines pour amenager la route) puis le redresser, a l'aide de pierres que l'on pose au fur et a mesure sous le corps. En tout, 892 moais ont ete trouves sur Rapa Nui, cette periode megalithique s'entendant vraisemblablement de 800 a 1600. Ensuite, le manque cruel de ressources - ils ont fini par "peler" toute l'ile - va chambouler le culte traditionnel...
Je finis le long de la cote est, le vent dans le dos, ne croisant que quelques voitures de temps en temps, berce par le bruit des vagues. Tous les moais le long de la cote est apres Tongariki sont par terre, et on trouve certains "ahu" sans statue.
Le soir, c'est samedi soir, donc tournees de pisco pour tout le monde puis sortie dans le club local, qui joue de cette musique polynesienne rapide, joyeuse et entrainante, ca danse comme des fous...

Jour4 :
Je commence la journee tard (les raisons etant a chercher la veille...), et le temps est mitige. Souhaitant voir le cote ouest, je prends tout de meme le velo et traverse Hanga Roa pour atteindre Tahai, vaste site archeologique regroupant plusieurs ahus, et de nombreuses maisons traditionnelles, certaines n'etant que des vestiges a peine reconnaissables. S'y trouve notamment l'Ahu Ko Te Riku, le seul encore avec des yeux. Juste avant l'elevation sur le ahu, les orbites des yeux du moai etaient creusees, puis les yeux (en corail blanc avec iris en obsidienne) etaient places au tout dernier moment, comme la consecration de la statue. Mais les moais etant tous tombes a un moment ou a un autre, les yeux se sont perdus ou ont ete voles, du fait de leur valeur particuliere. A part Ko Te Riku, seul un oeil a ete retrouve (sur le site d'anakena), il se trouve au musee d'Hanga Roa, avec sa tete cassee, aussi retrouve dans le coin.
Plus loin, c'est l'ahu Te Peu, moais a terre mais piedestal plus haut que d'ordinaire. Je rebifurque vers la terre, pour voir la grotte Ana Te Pahu (sorte de cavite de lave de plusieurs 10aines de metres de long) puis l'Ahu Akivi, et ses 7 moais debout, et pour une rare fois tournes vers la mer (je n'ai pas l'explication mais elle doit se trouver...). Mais le temps se met a la pluie, et je dois pedaler pendant 1h sur les pistes boueuses avant d'atteindre le camping, autant dire que je suis dans un sale etat, des pieds a la tete. Ce dimanche soir est plutot calme, et en discutant avec mes voisins de chabre, j'arrive a m'incruster dans l'expedition "Ahu Tongariki au lever du soleil" prevue pour le lendemain matin - en priant Make Make, grand detenteur du Mana, que le beau temps sera de la partie!

Jour 5 :
En fait c'est un couple de malaisiens qui a loue la voiture, un petit 4x4 Suzuki, et ils me demandent finalement si je ne veux pas conduire, car ils ne sont pas habitues au boite manuelle. Qu'a cela ne tienne, on va s'amuser. On est a 7h sur le site, soit presque 1h en avance sur le soleil, il fait tres sombre, il n'y a personne, mais l'on distingue clairement les 15 geants qui semblent garder l'endroit. L'ambiance est au recueillement. Puis le jour se leve, d'abord legerement nuageux puis tout a fait ensoleille, les ombres des moais se projettent a nos pieds, c'est tout simplement grandiose. Je pense que je prends mes plus belles photos du periple, il faut dire que le cadre inspire... Photos maintenant sur Facebook. 2h plus tard, nous retournons sur Rano Raraku, pour admirer une derniere fois ces moais dans tous les sens et tous les etats. Sur le retour, nous passons a la poste pour faire mettre sur nos passeports le plus cool tampon du monde!
Je gere mon linge, mon billet d'avion vers Santiago - il etait temps de s'en inquieter - et 2 jours supplementaires avec le velo. Je recommande d'ailleurs chaudement Make Make Rent A Bike, une petite mais non moins efficace boutique de location a cote de la laverie. Ristourne sur des prix deja bas compares a la concurrence, chambre a air de rechange, trousse a outil et accueil super sympa.
Le soleil etant toujours la l'apres midi, je me fais un petit tour vers le Puna Pao, le petit volcan ou etaient tailles les "pukao", cette sorte de coiffe (chapeau, chevelure?) en roche volcanique rouge dont sont pouvus certains moais. Tout comme a Rano Raraku, le chantier en cours a ete abandonne, et plusieurs pukaos attendent d'etre transportes sur leur moais... Je grimpe a pied sur le volcan voisin, un peu plus haut, sur lequel se trouvent 3 croix chretiennes erigees par les missionnaires. Le point de vue y est imprenable. Je fais une pause, admirant le relief de l'ile et l'ocean a perte de vue tout autour. Pour info, Tahiti est a 3700km, Santiago a 4000km. Si, plus proche, il y a l'ile de Pitcairn, 48 habitants, pays classe par Wikipedia comme le moins peuple du monde. A 2000km. Et habite entre autres par les descendants des mutines du Bounty. Sympa quoi.

Jour 6:
Bon, treve de glandouillage, je trouve que ca mollit ces derniers temps, a peine 2h et une 20aine de kilometre a velo hier : il est temps d'en mettre un dernier coup. Un coup de pedale je veux dire. Le temps ayant tout l'air (enfin, pas net non plus, l'air) de se maintenir au beau, je decide de faire la boucle par l'ouest. Peu de sites archeologiques interessants au nord de Ahu Te Peu, ou je suis deja passe, mais une viree qui se promet sauvage, isolee et sportive, a flanc de montagne, le long du volcan Maunga Terevaka, point culminant de l'ile a 507m. Je prends fruits, pain et de quoi rechauffer ma souplette au coin d'un petit feu.
Apres Tahai, je ne croiserais plus personne jusqu'a Anakena. Je suis une piste, qui devient chemin, qui devient sentier, qui devient... champ de cailloux, mais apres quelques passages de barrieres sous les yeux eberlues des vaches pascuannes, je retrouve le bon sentier, "l'officiel" indique sur les cartes en tres fins pointilles. Et pour cause, apres pas mal de perte d'equilibre, je dois bientot pousser le velo au mileu des pierres volcaniques... C'est completement desole, mais je croise cependant quelques fermes, elevant essentiellement des chevaux, animaux omnipresents sur l'ile, la plupart du temps en liberte. Apres 4h30 en plein cagnard (dont une longue pause dejeuner), je retrouve enfin Anakena et sa plage turquoise. Il y a une immense foule, au moins 30 personnes, mais je me pique une tete malgre tout, tanpis pour le calme... Elle fait du bien, cette baignade, surtout que j'ai 20km a faire pour le retour, face au vent (a la direction aussi imprevisible que le temps). Une fois arrive au camping, un petit encas et je repars pour Tahai pour - enfin! - pouvoir prendre des cliches de moais au coucher de soleil, que j'ai rates la veille. Et je suis plutot content du resultat...

Jour 7:
Ce dernier jour s'annonce plutot cool. Je vais a l'Ahu Vinapu, au sud est, derriere la piste de l'aeroport (qui fait la largeur de l'ile a cet endroit), avec ses 7 moais couches et son piedestal aux pierres parfaitement ajustees, ce qui est son point particulier. Puis direction le musee, une seule salle moyenne mais une foule d'information tres pertinente sur la geologie, la geographie, l'histoire et la culture de l'ile. De petites sculptures de moais en materiaux varies, des outils retrouves sur place, et quelques pieces de bois et de roche interessantes, gravees d'une ecriture qui n'a pas encore ete traduite : le Rongo-rongo, un des autres mysteres de l'ile. Les derniers "mahori" (en polynesien : maitres) connaissant se savoir ayant disparu avec la rafle des peruviens dans les annees 1862, venus chercher des esclaves. Plus de 1000 personnes furent deportees, a peine une centaine revint plus tard, mais le savoir etait perdu. L'ironie du sort fait que ses survivants de l'esclavage peruvien ramenerent egalement une maladie, qui fit des ravages dans le reste de population. Et en comptant les conflits d'interet qui suivirent, a propos du peu de terres fertiles restantes sur l'ile, la population fut estimee a 111 habitants en 1877. Il s'en est fallu de peu. Aujourd'hui le chiffre est de 3800, essentiellement a Hanga Roa. Contre une estimation a 10000 ames dans les annees 1600, apogee de l'ile...
L'apres midi est consacre au shopping (il ne faut pas etre trop exigent), et a une ballade sur la cote non loin du camping, pleine d'embrunts crees par une mer tres agitee.

Cette destination aura ete un de mes meilleurs souvenirs, car on ne peut s'empecher d'etre fascine par l'histoire de cette ile. L'environnement sauvage, l'amabilite des habitants, l'isolement a la fois geographique et technologique, la nature sauvage, renforcent cette envie de savoir. Avec une voiture, on peut sans probleme faire absolument tous les sites en une journee, au pas de course, cli clac merci Kodak. Mais je suis finalement ravi d'y etre reste une semaine entiere, pour s'impregner du mystere ambiant. Hasta Luego Isla de Pasqua.

NB: pour les futurs voyageurs, voici un guide extra complet (in english) sur l'ile (le Lonely est un peu maigre)
"The complete guide to Easter Island" by Shawn McLaughlin (Second Edition) Published by the Easter Island Foundation in Los Osos, California. The contact information for the book is:
Easter Island Foundation
POBox 6774
Los Osos, CA 93412 USA
805-528-8558/805-534-9301(fax)
www.islandheritage.com
rapanuibooks@att.net