Pas vraiment eu le loisir d'écrire avant le retour... mais il est prévu de finir ce blog jusqu'au bout!
En attendant je trie mes 32 Go de photos (8821 exactement)
samedi 3 octobre 2009
jeudi 30 juillet 2009
Le dernier "big one" du periple : el Machu Picchu
L'auberge Wasi Inti a un certain charme, avec sa cour interieure et ses chambres tout en bois, enfin il faut aimer aussi la tole ondulee et les toits qui fuient. Mais ils ont un lit pour moi, et vu l'heure d'arrivee et le prix (20 soles), je ne me plains pas. Je file ensuite a la billeterie, ou le racket continue : 124 soles pour le Machu Picchu, non inclus le ticket de bus (30 soles en bus). Du coup je decide que, non, on ne me depouillera pas plus : je monterais a la grosse montagne (traduction de Machu Picchu) par mes propres moyens.
Pour l'anecdote, dans la nuit, le chat de l'hotel (avec qui j'ai echange quelques amabilites) saute sur mon lit, et je pousse une sorte de "cri qui tue", forcement surpris par cette intrusion dans mon espace vital. Je pense que j'ai fait grosse impression dans le dortoir.
Je me reveille sans reveil a 3h45, ca doit etre l'excitation. Excitation immediatement ponderee par le bruit de la pluie sur la tole ondulee. Arg. Mais bon, je disais quoi, hier soir? Ah oui, le Machu Picchu, ca se merite...
Et c'est parti. J'avais prevu le petit dej en route, barres de cereales et yahourt a boire. Il ne pleut pas trop fort mais continuellement, et comme j'ai super chaud a monter, je suis vite trempe a l'exterieur comme a l'interieur (ca condense). Quand le jour pointe doucement son nez, je prends conscience du relief incroyable autour de moi : vallees et pics de granit couverts de jungle. Mais entre 5h45 et 6h05, mes dernieres 20 minutes, 8 bus m'ont deja double : je ne serais pas l'un des premiers a rentrer. Le but de la manoeuvre etait aussi d'obtenir un des 400 tickets quotidiens (gratuit!!!!!) pour monter au Wayna Picchu (petite montagne), l'espece de pain de sucre en granit qui surplombe le Machu Picchu. S'y trouvent bien sur des ruines incas, mais surtout c'est une montee impressionante sur le sentier parcouru a l'epoque par les incas, aboutissant a un point de vue magnifique sur le site et le paysage environnant. Mais apres avoir passe l'entree principal du site, je me rends compte que tout est blanc autour de moi, on voit a peine la terrasse suivante. Ca sent le MAchu Picchu dans les nuages. Arg. Du coup je laisse tomber le plan Wayna Picchu, pas envie de courir a l'autre bout du site et attendre pour avoir un ticket pour plus de nuages. Un peu la mort dans l'ame, je continue a monter le long des terrasses, au sud du site.
Et la, alors que je comtemple la brume, celle-ci s'evanouit en quelques secondes, et le Machu Picchu apparait devant moi. J'etais en fait proche de la "hutte du guardien de la pierre funeraire", un des meilleurs points de vue pour apprecier le site dans sa globalite. Wahou. A couper le souffle. Le ciel est toujours gris mais la brume est descendue d'un seul coup dans la vallee, et la pluie a cesse. Yes.
Pas la peine d'encenser le site, les photos parlent d'elle-meme et la reputation de cette magnifique citadelle inca n'est pas usurpee. Les lamas qui paissent tranquillement au milieu de la "plaza central" ajoutent a la magie du lieu. Vagabondage tout d'abord dans la partie nord-est (zone residentielle et industrielle) puis arrivee devant l'entree du sentier vers le Wayna Picchu. Je demande s'il reste des tickets : non, tout est parti. Mais en baragouinant espagnol avec le gars, il me dit que, si les 200 premiers sont rentres a 7h, les 200 suivants vont rentrer a 10h. Or il arrive que lors de cette 2ieme session, certaines personnes ne se presentent pas, faute de temps. Du coup, si j'attends, il y a peut etre une chance que je puisse rentrer. Hmmm, il est 8h20, et de toutes facons mes jambes me hurlent de faire une pause, donc oui, je vais faire le poireau devant l'entree. D'autres "sans-ticket" arrivent, et du coup l'attente s'organise, mais je serais bel et bien le 1er. Par chance, le 2ieme est un jeune parisien (tres parisien meme), qui a fait avec ses potes la trajet "a l'arrache" pour Aguas Calientes, sans prendre le train, du coup la discussion fait passer le temps un peu plus vite.
La montee est longue, rude, abrupte, etroite et glissante. Mais la recompense est au bout... Seul hic, tout en haut du Wayna Picchu, pas beaucoup de place, c'est un amas de gros rochers ou les spots "photogeniques" pour apprecier la vue sont plutot chers. J'ai l'avantage de ne pas avoir le vertige du tout et d'etre a l'aise pour grimper sur les rochers, du coup je me trouve mon petit coin tranquille, en laissant certains touristes s'engueuler pour un centimetre carre.
J'y resterai 2 heures, photos, pique-nique, grimpette, sechage d'affaires et contemplation. Ce timing me permet egalement d'eviter le gros du flot de touristes entre 10h et 14h (ceux qui font l'aller-retour en train depuis Cuzco). Je redescends apres leur depart pour visiter la partie ouest, ou se trouvent les principaux temples, places sacrees et autres. Les fouilles archeologiques y continuent. La pierre sculptee nommee Intihuatana, au sommet du temple du soleil, degage une energie mystique particuliere. Impossible de ne pas se sentir impressionne par ses formes simples et pures et son emplacement dominant tout le site et les vallees environnantes.
Je redescends a Aguas en bus, car ca fait quand meme 12h que je marche, toujours a monter a ou descendre...
Le soir, je retrouve les 2 soeurs pour un enormissime diner dans un resto francais, a priori le seul endroit digne de ce nom de la ville. Une des soeurs est une voileuse, et la deco, plutot TRES chargee, variee et kitsche, presente quelques vieilles pieces de bateau. Du coup, elle engage la discussion avec le patron, qui se trouve etre intarissable sur son restaurant et sur les tres nombreuses aventures de sa vie, tout a fait dans le genre "histoires de marin." Du genre quel cap prendre quand on arrive de Panama en voilier et que tu veux rentrer dans la passe des Marquises sans te faire harponner par le recif... On ne peut plus l'arreter, il veut nous donner le contact d'un de ses potes au Galapagos qui peut nous trouver des ptits boulots, etc, etc, etc, etc etc etcetcetc... Un personnage.
Mon train est a 9h le lendemain, je repasse par Olataytambo puis Urubamba, dans des collectivos toujours aussi surcharges. De retour a Cuzco, j'ai du mal a trouver un lit libre, mais finis par bonheur par trouver un bon deal, une grande chambre double dite "matrimoniale", pas mal decrepie mais avec une vraie douche chaude (dommage qu'il n'y ait plus de lumiere dans la salle de bain), pour 20 soles, dans le quartier boheme de San Blas. Le soir, je me remets de ces emotions machupichesques avec un pisco sour dans un petit bar branchouille qui sert des crepes au chocolat et des shishas a la pomme - entre autres. Un excellent petit groupe jazzy/bossa y joue, et je papote avec la jeunesse doree de Cuzco.
La visite de ce merveilleux site inca, largement a la hauteur de mes attentes, sonne un peu la fin du periple, en tout cas le dernier gros morceau. La prochaine etape sera Arequipa, et le Cañon del Coca, le 2ieme plus haut du monde (le 1er etant son voisin, a 200km de la), ses trecks, ses condors, ses habitants quechuas et son mal des montagnes. J'abandonne l'idee de visiter le nord du Perou, et ses sites archeologiques encore proteges perdus dans la jungle en bordure d'Amazonie. Idee excitante en soi mais apres 9 mois de voyage, l'envie de rentrer se fait maintenant sentir. Et il faut aussi en laisser... pour la prochaine fois.
jeudi 23 juillet 2009
La Valle Sagrado : Pisaq y Olataytambo
Je chope donc le bus local pour Pisaq, les seuls autres Gringos etant un couple d'espagnols. Le reste des passagers sont des locaux, ca transporte tout et n'importe quoi dans ces grands tissus roses colores en bandoliere, mais surtout des bebes, et, hmmm, ca sent un peu le lama dans le bus. Une fois arrive a Pisaq, les "touristicuzcosiens" ne sont pas encore la, donc je commence la marche completement seul dans les terrasses incas. Comme j'ai du temps, j'ai bien sur choisi de faire la boucle a pied, 10km, des bonnes montees, mais un paysage absolument grandiose. Il n'y a pas a dire, ces Incas savaient choisir leurs endroits. Pisaq-les-ruines (different de Pisaq-le-pont) possede plusieurs sites, dominant les 2 vallees adjacentes, et surplombant de grandes terrasses. Et cote montagne, il y a cet hallucinant gruyere dans la roche, qui sont en fait des milliers de tombes incas, visitees il y a longtemps par les celebres pilleurs de tombes a la recherche d'or. L'acces est bien sur interdit, mais on distingue encore a la jumelle certains ossements. Je finis par croiser la "foule" (bon, j'exagere un peu...) puis reviens finir ma boucle en haut d'un magnifique mirador, pour mon traditionnel pique-nique pain/thon + bananes. Le temps est maussade mais ca n'enleve rien a la magie du lieu.
Apres ma seance d'Internet, je recherche un resto, mais a 21h30, tous les commerces autour de la place (cote touristique du village) sont fermes. Du coup je repars vers le coin local, ou regne bien sur un joyeux petit bordel, ca mange dehors malgre le froid, les vieux papotent avec les jeunes alors que les marmots ne sont pas encore couches. Je demande si je peux "diner", et on m'amene illico le diner du soir, soupe copieuse + plat principal (heureusement, avec du riz). JE dois frapper comme une mule a la porte de mon hotel pour qu'on vienne m'ouvrir.
Depart vers 6h30 pour Urubamba, 2 soles pour 1h30 de route, puis changement de bus a Urubamba, cette fois c'est un petit "collectivo", un de ces mini-vans amenages. Le principe, c'est d'abord d'attendre que le minivan soit plein (mon sac est mis sur le toit avec une brouette et les sacs de cereales) pour partir pour Olataytamba (18 personnes quand meme). Et ensuite, s'arreter en route pour prendre les derniers passagers. C'est a dire qu'on se retrouve avec 2 momes sur les genoux, quand ce n'est pas une vieille mamie indienne et ses sacs de viande. Record a battre : 24 personnes. Et la langage que j'entend parler a cote de moi n'est pas de l'espagnol : c'est du Quechua...
A Olataytambo, je pose mon sac dans un cafe-resto a l'ecart de la place principale pour un petit dej tardif. Il s'est vraiment mis a pleuvoir, mais je ne suis pas du genre a rester enferme, donc visite des ruines qui dominent la ville. Le site est moins impressionnant que Pisak mais vaut le deplacement, meme si le deplacement est plutot humide et boueux. De retour au petit resto pour prendre mon sac, je retrouve Sixtine et Alix, 2 soeurs rencontrees a Arika et qui ont reconnu mon sac a dos et ses drapeaux cousus. On se donne rendez-vous pour une bonne bouffe entre francais le lendemain soir a Aguas Calientes.
Et je prends donc mon train pour cette ville, ultime etape avant le celebrissime Machu Picchu. Cette histoire de train est un racket organise. Peru Rail ayant le monopole, c'est le seul moyen decent pour aller a Aguas Calientes, les autres alternatives etant : le treck a plusieurs centaines de $, ou bien le "chemin des crevards, par Santa Maria et Santa Theresa, taxi + marche le long de la voie ferree, via plusieurs cols et des routes bien plus dangereuses que la "death road" de Bolivie. Et bien sur c'est cher, et sujet aux nombreuses greves peruviennes...
Apres ma seance d'Internet, je recherche un resto, mais a 21h30, tous les commerces autour de la place (cote touristique du village) sont fermes. Du coup je repars vers le coin local, ou regne bien sur un joyeux petit bordel, ca mange dehors malgre le froid, les vieux papotent avec les jeunes alors que les marmots ne sont pas encore couches. Je demande si je peux "diner", et on m'amene illico le diner du soir, soupe copieuse + plat principal (heureusement, avec du riz). JE dois frapper comme une mule a la porte de mon hotel pour qu'on vienne m'ouvrir.
Depart vers 6h30 pour Urubamba, 2 soles pour 1h30 de route, puis changement de bus a Urubamba, cette fois c'est un petit "collectivo", un de ces mini-vans amenages. Le principe, c'est d'abord d'attendre que le minivan soit plein (mon sac est mis sur le toit avec une brouette et les sacs de cereales) pour partir pour Olataytamba (18 personnes quand meme). Et ensuite, s'arreter en route pour prendre les derniers passagers. C'est a dire qu'on se retrouve avec 2 momes sur les genoux, quand ce n'est pas une vieille mamie indienne et ses sacs de viande. Record a battre : 24 personnes. Et la langage que j'entend parler a cote de moi n'est pas de l'espagnol : c'est du Quechua...
A Olataytambo, je pose mon sac dans un cafe-resto a l'ecart de la place principale pour un petit dej tardif. Il s'est vraiment mis a pleuvoir, mais je ne suis pas du genre a rester enferme, donc visite des ruines qui dominent la ville. Le site est moins impressionnant que Pisak mais vaut le deplacement, meme si le deplacement est plutot humide et boueux. De retour au petit resto pour prendre mon sac, je retrouve Sixtine et Alix, 2 soeurs rencontrees a Arika et qui ont reconnu mon sac a dos et ses drapeaux cousus. On se donne rendez-vous pour une bonne bouffe entre francais le lendemain soir a Aguas Calientes.
Et je prends donc mon train pour cette ville, ultime etape avant le celebrissime Machu Picchu. Cette histoire de train est un racket organise. Peru Rail ayant le monopole, c'est le seul moyen decent pour aller a Aguas Calientes, les autres alternatives etant : le treck a plusieurs centaines de $, ou bien le "chemin des crevards, par Santa Maria et Santa Theresa, taxi + marche le long de la voie ferree, via plusieurs cols et des routes bien plus dangereuses que la "death road" de Bolivie. Et bien sur c'est cher, et sujet aux nombreuses greves peruviennes...
mercredi 22 juillet 2009
Cuzco
Apres cette derniere mise a jour du blog, j'ai teste pour vous la truite du lac Titikaka pour diner, trucha a la plancha, dans un petit resto sympa de Copa Cabana, pour 3 EUR. Agreable. Je sens que je ne suis pas au meilleur de ma forme, mais bon, demain sera un autre jour.
Je ne pensais pas si bien penser : apres le mal des montagnes, c'est le retour , en fanfare si j'ose dire, de la tourista... certainement due a un coup de froid ou de fatigue loe au mal des montagnes plutot qu'a la nourriture. Bref, je decide de partir pour le Perou le matin meme, en zappant la Isla Del Sol. A grand renfort d'Imodiun bien sur. Le passage de la frontiere par voie terrestre, a Kasani, se passe sans encombre, le meme bus pouvant continuer d'un pays a l'autre. Les premiers kilometres revelent un Perou tres agricoles, nous longeons les cultures du bord du lac, les paysans travaillent une terre seche, entoures de betail : vaches, cochons, lamas, moutons, anes. Une fois arrive a Puno vers 11h, j'apprends qu'il n'y aura pas de transport pendant les 2 jours suivants pour cause de greve (sport national peruvien), donc je rebooke un trajet en bus pour Cuzco pour le soir meme, a 19h, mais en rachete finalement un pour 16h, apres m'etre rendu compte que le 1er me faisait arriver a 1h du mat'... Et de toutes facons, le temps a Puno est maussade, aucune envie de rester dans le coin. Bien sur, je recroise une x-ieme fois la famille australienne : on se suit sans le vouloir. La route jusqu'a Cuzco est assez affreuse : mauvais temps, travaux, arrets prolonges, controles, et arrivee tardive un peu apres minuit. Peu de taxis en arrivant a Cuzco, on dirait que la greve a commence... Je suis reduit a chercher une piaule dans Cuzco a 1h du mat, la plupart des portes des auberges sont fermees, et les premieres sont bien sur pleines.
Finalement je finis dans une des pires chambres du voyage, genre celle de la frontiere nepalaise, humide, cloquee, pourrie, matelas prehistorique, toilettes communes sales et odorantes. Je me couche tout habille et me leve tot pour chercher un autre toit. Apres plusieurs essais, je finis par trouver une chambre double a prix modeste (9 EUR) dans une auberge propre et superbement placee, avec une vue imprenable sur la ville, notamment la Plaza de Armas.
La ville justement est aussi magnifique que touristique. Petites rues en pente bordees de batiments coloniaux, innombrables eglises, vestiges de murs incas a partir desquels de nouveaux batiments ont ete eriges. Et restaurants, boutiques de souvenirs, etc, bref la classique combinaison. Mais elle n'en reste pas moins tres agreable a visiter.
Ma premiere rencontre avec les ruines incas se fait a Saksaywaman, l'ancienne forteresse qui domine la ville. Je me cultive sur cet empire inca, a l'histoire finalement breve mais grandiose. Le site est bien sur magnifique mais pas vraiment sauvage. La particularite de l'architecture inca est cet alignement parfait des pierres taillees polygonales (on depasse meme le dodecagone dans certains cas...). Je m'offre un assez bon resto un peu a l'ecart, soupe de quinoa, alpaga a la plancha et crepe choco. Le lendemain est une journee tranquille, je perds 2h a essayer de faire debloquer mon telephone chilien, sans succes, puis je fais mes plans pour la suite. Le but du jeu est de voir la Vallee Sacree et le Machu Picchu, en evitant les tours organises depuis Cuzco. N'ayant pas reserve, je ne peux faire les trecks classiques jusqu'au Machu Picchu, et de plus le budget est assez colossal, en moyenne 400 US$. Il y a bien le "Inca Jungle Treck", incluant VTT et autres rejouissances, mais comme il emprunte des chemins sur lesquels le nombre de participants n'est pas limite (au contraire de l'Inca Trail), c'est a priori bonde de jeunes backpackers faisant la fete pendant les etapes... et c'est encore 200 US$. Bref, ca sent le DIY.
Le plan : bus local jusqu'a Pisac (2,40 soles), nuit sur place, puis bus local jusqu'a Olataytambo (4 soles), ces 2 lieux etant les 2 principaux sites de ruines de la Valle Sacree, puis train jusqu'a Agua Calientes le soir meme (moins cher que ceux du matin), au pied du Machu Picchu. Nuit sur place, Machu Picchu au lever du soleil (donc avant la horde arrivant de Cuzco a 10h) jusqu'au coucher, re-nuit a Agua Calientes et retour sur Olataytambo, et retour a Cuzco en bus local.
Je n'ai pas pu avoir le train a 31 US$ a l'aller, mais celui a 43US$. Je pense donc faire 2 tours en un pour quelquechose comme 120 USD.
Pour le dernier soir a Cuzco, pas de folie, une Sopa a la criolla dans un bouiboui agremente d'un pain du marche et d'une brochette de coin de rue - qui a priori me jouera des tours le lendemain...
Je ne pensais pas si bien penser : apres le mal des montagnes, c'est le retour , en fanfare si j'ose dire, de la tourista... certainement due a un coup de froid ou de fatigue loe au mal des montagnes plutot qu'a la nourriture. Bref, je decide de partir pour le Perou le matin meme, en zappant la Isla Del Sol. A grand renfort d'Imodiun bien sur. Le passage de la frontiere par voie terrestre, a Kasani, se passe sans encombre, le meme bus pouvant continuer d'un pays a l'autre. Les premiers kilometres revelent un Perou tres agricoles, nous longeons les cultures du bord du lac, les paysans travaillent une terre seche, entoures de betail : vaches, cochons, lamas, moutons, anes. Une fois arrive a Puno vers 11h, j'apprends qu'il n'y aura pas de transport pendant les 2 jours suivants pour cause de greve (sport national peruvien), donc je rebooke un trajet en bus pour Cuzco pour le soir meme, a 19h, mais en rachete finalement un pour 16h, apres m'etre rendu compte que le 1er me faisait arriver a 1h du mat'... Et de toutes facons, le temps a Puno est maussade, aucune envie de rester dans le coin. Bien sur, je recroise une x-ieme fois la famille australienne : on se suit sans le vouloir. La route jusqu'a Cuzco est assez affreuse : mauvais temps, travaux, arrets prolonges, controles, et arrivee tardive un peu apres minuit. Peu de taxis en arrivant a Cuzco, on dirait que la greve a commence... Je suis reduit a chercher une piaule dans Cuzco a 1h du mat, la plupart des portes des auberges sont fermees, et les premieres sont bien sur pleines.
La ville justement est aussi magnifique que touristique. Petites rues en pente bordees de batiments coloniaux, innombrables eglises, vestiges de murs incas a partir desquels de nouveaux batiments ont ete eriges. Et restaurants, boutiques de souvenirs, etc, bref la classique combinaison. Mais elle n'en reste pas moins tres agreable a visiter.
Le plan : bus local jusqu'a Pisac (2,40 soles), nuit sur place, puis bus local jusqu'a Olataytambo (4 soles), ces 2 lieux etant les 2 principaux sites de ruines de la Valle Sacree, puis train jusqu'a Agua Calientes le soir meme (moins cher que ceux du matin), au pied du Machu Picchu. Nuit sur place, Machu Picchu au lever du soleil (donc avant la horde arrivant de Cuzco a 10h) jusqu'au coucher, re-nuit a Agua Calientes et retour sur Olataytambo, et retour a Cuzco en bus local.
Je n'ai pas pu avoir le train a 31 US$ a l'aller, mais celui a 43US$. Je pense donc faire 2 tours en un pour quelquechose comme 120 USD.
Pour le dernier soir a Cuzco, pas de folie, une Sopa a la criolla dans un bouiboui agremente d'un pain du marche et d'une brochette de coin de rue - qui a priori me jouera des tours le lendemain...
dimanche 19 juillet 2009
Bolivie - pas prevue mais bonne surprise!
Le premier choc en venant du Chili, c'est le cout de la vie : je retrouve des prix idem Inde ou Asie du Sud-Est, moins d'1 EUR pour manger dans la rue (comprenant empanada + fruits), de 4 a 5EUR maxi dans un restaurant digne de ce nom (a La Paz), hotel : 5 EUR chambre simple avec salle de bain privee (3 EUR a Copacabana, sur les bords du Titikaka...) Donc fini les dortoirs :-)
La 2ieme chose, c'est le cote beaucoup plus depaysant (ca va souvent de paire): les femmes portent ici le costume traditionnel, c'est a dire la robe claire, le chale tres colore et souvent orne de bijoux, le chapeau noir, et la "hotte" typique qui sert a porter tout et n'importe quoi, bebes, fruits ou legumes, pains, vetements, en general rose a bandes colorees. Et je retrouve les "marches de rue" ou tout est etale sur un morceau de tissu, viandes et poissons compris, le traffic bordelique, les cireurs de chaussures, etc. Peu de rabatteurs cependant, on peut se promener en ville sans se faire accoster toutes les 3 minutes. La Paz en elle-meme est impressionnante, la ville grignotte les montagnes qui l'entourent, defiant les lois de la gravite urbaine pour ainsi dire...
Je passe la premiere journee a marcher un peu partout, en croisant ca et la les corteges du festival, et me perdant dans les banlieues "chics" qui dominent la ville, a la recherche d'un point de vue photogenique. Le soir, je mange chez "Youssef", excellent restaurant libanais, je ne sais pas pourquoi, j'avais envie d'un bon homos et quelques fallafels.
Le lendemain, est prevu le fameux tour en VTT intitule "la route la plus dangereuse du monde", en tout cas vendue comme telle dans les guides et sur les affiches publicitaires des agences de voyage. Il s'agit en fait de 64km de descente (pour 3600m de denivele), tout d'abord sur une route goudronnee, puis sur une etroite piste de 4m de large, bordee de falaises dont certaines atteignent 600m. Depuis 2 ou 3 ans, une autre route a ete ouverte, ce qui fait que le trafic a tres sensiblement diminue, et les accidents aussi : plus de bus ni de camion, quelques rares voitures qui montent mais des hordes de VTT assoiffees d'adrenaline qui descendent.
Faites une petite recherche dans les images Google "death road bolivia" pour avoir une idee de la chose...
Pour 25 EUR, il y a le transfer aller en minibus, boissons, petit dejeuner, dejeuner, snack, equipement de base et "voiture balais", et bien sur le retour en sens inverse. Bon, les VTT etaient un peu daubiques compares a ceux d'agences plus reputees, mais les freins etaient la, c'est l'essentiel.
La 1ere partie, goudronnee donc, se fait au dessus des nuages : l'air est vif, le soleil fort, le paysage magnifique et tourmente; mais entre les pauses photos, on regarde plutot la route qui defile vite, tres vite. En passant, le guide nous montre une carcasse de bus a 60m en contrebas... Sympa... Apres un petit passage plat, nous voici enfin sur la partie reputee dangereuse, mais elle est maintenant completement dans les nuages, on ne voit pas a 50m... En bas, du blanc, en haut, du blanc. Du coup, la route parait a peine impressionnante, et on a vite fait de filer bon train sur la piste humide. Quelques percees dans le brouillard nous permettent d'imaginer le paysage de falaises autour de nous. Les 25 derniers kilometres, ou la route s'elargit un peu, se feront heureusement par temps clair. Consequence : on accelere le rythme, ca recherche l'aerodynamisme, ca trajecte sec... Grosse sensation donc, grand sourire et enorme buffet a l'arrivee, a 1200m alt., puis c'est la remontee somnolente jusqu'a La Paz.
Le matin suivant, depart a 8h, pour Copacabana, au bord du lac Titikaka, une des perles de cette region. 3,5 heures de bus pour 2,50 EUR... Effectivement, la petite ville est magnifique, tres "locale" meme si tres touristique. La surface du lac se trouve a 3800m, les collines environnantes culminent donc a 4000 maxi. A priori pas de quoi effryayer un Nico Autour De La Boule.
Je marche donc un peu dans la ville et monte au rocher de la Vierge (a peine 150m de montee) pour profiter du point de vue sur le lac et la ville. En redescendant, j'ai un serieux serieux coup de pompe. Le mal de crane, apparu timidement les 2 derniers soirs a La Paz, revient cette fois franchement. Bon, j'avais achete de l'aspirine, je m'en retourne a l'hotel pour en prendre et m'allonger un peu. Il est 14h, je ne ressortirais pas du lit avant le lendemain matin 8h... Je ne connaissais pas le mal des montagnes, mais cette fois, c'est bien ca : nausee, grosse fatigue, migraine, etat fievreux, et meme vertiges en se levant... Je pense que ca vient du fait d'etre descendu a 1200m puis remonte a pratiquement 4000 en moins de 24h. Precedemment, l'ascension (notamment jusqu'a La Paz) avait ete progressive, laissant au corps le temps de s'habituer.
Ce matin, ca allait mieux, mais pas au point de louer au velo comme j'avais pense. Du coup, j'ai loue... une moto! Une 125 2-temps qui ma foi marchait plutot pas mal sur les pistes des collines longeant le lac. Et elle m'a permis d'atteindre sans effort de petits villages isoles et des points de vue magnifiques sur cet immense Titikaka, sur l'ile du soleil, et sur la Cordilliere enneigee au loin...
Demain, rando a la journee sur l'ile du Soleil, et depart apres demain pour Puno, Perou. Il faudra definitivement revenir en Bolivie, je n'en ai eu qu'un bref apercu, mais ce pays offre de nombreux autres attraits (sites archeologiques, lac sale d'Uyuni, jungle amazonienne...). Au regard du cout de la vie, je pourrais y rester plus longtemps, mais je veux passer du temps au Perou. Et le temps file...
La 2ieme chose, c'est le cote beaucoup plus depaysant (ca va souvent de paire): les femmes portent ici le costume traditionnel, c'est a dire la robe claire, le chale tres colore et souvent orne de bijoux, le chapeau noir, et la "hotte" typique qui sert a porter tout et n'importe quoi, bebes, fruits ou legumes, pains, vetements, en general rose a bandes colorees. Et je retrouve les "marches de rue" ou tout est etale sur un morceau de tissu, viandes et poissons compris, le traffic bordelique, les cireurs de chaussures, etc. Peu de rabatteurs cependant, on peut se promener en ville sans se faire accoster toutes les 3 minutes. La Paz en elle-meme est impressionnante, la ville grignotte les montagnes qui l'entourent, defiant les lois de la gravite urbaine pour ainsi dire...
Je passe la premiere journee a marcher un peu partout, en croisant ca et la les corteges du festival, et me perdant dans les banlieues "chics" qui dominent la ville, a la recherche d'un point de vue photogenique. Le soir, je mange chez "Youssef", excellent restaurant libanais, je ne sais pas pourquoi, j'avais envie d'un bon homos et quelques fallafels.
Le lendemain, est prevu le fameux tour en VTT intitule "la route la plus dangereuse du monde", en tout cas vendue comme telle dans les guides et sur les affiches publicitaires des agences de voyage. Il s'agit en fait de 64km de descente (pour 3600m de denivele), tout d'abord sur une route goudronnee, puis sur une etroite piste de 4m de large, bordee de falaises dont certaines atteignent 600m. Depuis 2 ou 3 ans, une autre route a ete ouverte, ce qui fait que le trafic a tres sensiblement diminue, et les accidents aussi : plus de bus ni de camion, quelques rares voitures qui montent mais des hordes de VTT assoiffees d'adrenaline qui descendent.
Faites une petite recherche dans les images Google "death road bolivia" pour avoir une idee de la chose...
Pour 25 EUR, il y a le transfer aller en minibus, boissons, petit dejeuner, dejeuner, snack, equipement de base et "voiture balais", et bien sur le retour en sens inverse. Bon, les VTT etaient un peu daubiques compares a ceux d'agences plus reputees, mais les freins etaient la, c'est l'essentiel.
Le matin suivant, depart a 8h, pour Copacabana, au bord du lac Titikaka, une des perles de cette region. 3,5 heures de bus pour 2,50 EUR... Effectivement, la petite ville est magnifique, tres "locale" meme si tres touristique. La surface du lac se trouve a 3800m, les collines environnantes culminent donc a 4000 maxi. A priori pas de quoi effryayer un Nico Autour De La Boule.
Demain, rando a la journee sur l'ile du Soleil, et depart apres demain pour Puno, Perou. Il faudra definitivement revenir en Bolivie, je n'en ai eu qu'un bref apercu, mais ce pays offre de nombreux autres attraits (sites archeologiques, lac sale d'Uyuni, jungle amazonienne...). Au regard du cout de la vie, je pourrais y rester plus longtemps, mais je veux passer du temps au Perou. Et le temps file...
Putre, Chili - ou comment j'aide a forcer la frontiere bolivienne...
Ross, le matinal proprio de Sunny Days, me conduit lui-meme dans la banlieue d'Arica, d'ou part le bus pour Putre.
Les 3h de route offrent un superbe paysage "altiplanien", surtout lorsque nous passons au dessus de la mer de nuage, dominee par les montagnes arides. La vallee de Putre (3530m) est plutot fertile, et le village est un petit San Pedro de Atacama, sans le charme des maisons en Adobe mais egalement sans les hordes de touristes. Au Chakana Mountain Lodge, le dortoir est plein, donc je me vois offrir la chambre d'amis dans la maison principale, en plus du petit dejeuner gargantuesque (fruits, cereales, pancakes...) qu'on me fourre sous le nez a peine arrive. De ma fenetre, je vois l'enclos des 2 sympas alpagas qui gardent les lieux...
Je me fais une belle ballade de 4h dans les canyons alentours, mais des que ca monte, je suis terriblement essoufle : l'altittude se fait sentir. Le soir, je papotte avec une famille d'Australiens de Byron Bay, dont le plus jeune fils (6ans) a visite le tres basique hopital de Putre pour cause de mal des montagnes carabine. Pas cool... Ils ont prevu d'aller en Bolivie mais sont inquiets des barrages des derniers jours.
Le lendemain, j'avais prevu de faire un tour dans le parc national de la Lauca, par l'intermediaire de l'hotel, mais le boss, qui n'est pas la, appelle pour prevenir que je suis le seul touriste, donc ils ne vont pas partir. Ce n'etait que le coup d'envoi d'une folle journee. Car du coup, je decide de partir le jour meme pour la Bolivie, de toutes facons le trajet pour La Paz passe a travers le parc national, la frontiere se trouve meme a un des points les plus hauts de l'Altiplano, 4600m.
Effectivement, la route est superbe, mais j'ai recupere la place 50, donc tout au fond, et je laisserai finalement ma place aux fistons australiens, assis sur les genoux des parents. A la frontiere chilienne, on poirreautte 1h sans pouvoir sortir du bus, puis on nous transfere dans un autre bus (dont les places vont jusqu'au numero 46, donc qui se retrouve debout?), collecte des passeports, encore 30min d'attente et redistribution des passeports, et enfin depart. Dans le "No Man's Land" entre les 2 frontieres, la route est jonche de grosses pierres sur 10km, vestiges recents des barrages des jours precedents : le bus zigue-zague entre les tas. Lorsqu'on arrive au poste bolivien, le chauffeur nous informe qu'il y a au moins 1h d'attente. Ca grogne, mais au moins on peut descendre. Pas pour longtemps, car il fait tres froid et le vent sec souffle une poussiere tres desagreable. Absolument tous les petits commerces autour du poste frontiere (il n'y en a pas moult mais quand meme) sont fermes, aucun endroit ou s'abriter, et le bureau d'immigration a portes closes. Ca sent pas bon. Il y a bien quelques militaires, mais ils restent dans leur coin et ne donnent aucune information. D'autres bus arrivent, des 2 cotes, la file de vehicule s'allonge et les passagers, a 80% chiliens ou boliviens, s'impatientent devant la barriere cadenacee. Une proposition est faite de transferer les passagers d'un bus cote chilien dans un autre cote bolivien et vice-versa, chaque bus retournant a sa destination de depart, mais ca n'a pas l'air si simple.
Finalement, apres 4h d'attente, un des chauffeurs d'un bus bolivien s'empart d'une grosse pierre, et tente de faire sauter le cadenas, pendant qu'une trentaine de passagers (la plupart des chiliens, plus quelques touristes qui sont arrives la en premier, y compris moi et le pere australien, dont le fils a recommence a se sentir mal, pas etonnant vu l'altittude) pousse sur la barriere... La cadenas casse rapidement, notre bus s'engouffre donc dans la seule voie ainsi liberee, on court derriere, le bus s'arrete quelques centaines de mettres plus loin, apres la file. Tous les passagers crient alors "Vamos" mais reste toujours le probleme du visa. Donc ca discute, ca argumente, certains pensent pouvoir regulariser la situation a La Paz, mais le gros hic est que le lendemain et le jour suivant sont feries (fete nationale, en plus 2009 est le bicentenaire de l'independance, big time!), ensuite c'est weekend, bref, ca fait 4 jours en situation illegale dans un pays fortement police. Finalement, un gars arrive au bus pour annoncer que le bureau est ouvert, et qu'ils acceptent de regulariser les etrangers! Donc recollecte de passeport, un espagnol nomme Jesus suit notre chauffeur jusqu'au bureau, encore 45min d'attente, et enfin les precieux documents reviennent. Australiens, bresiliens, francais et espagnols ont pu avoir leurs tampons, ainsi que la plupart des chiliens, mais certains ont ete refuses (notamment 2 equatoriens), sans explication aucune. Et entre temps, un nouveau cadenas a ete mis a la barriere... Bref, apres 6h de passage de frontiere, on prend enfin la route vers La Paz.
Maigre consolation, le magnifique coucher de soleil sur l'Altiplano, que je comtemple debout au milieu du couloir...
En debarquant a La Paz a 22h30, j'etais un peu inquiet de cette arrivee tardive et de la recherche d'hotel dans les rues dersertes, sac a dos au dos... Ahaha, la bonne blague... La fete nationale a commence, c'est un immense festival qui a lieu dans la ville!!! Des la sortie du terminal des bus, on voit les femmes en costume traditionnel danser au son des orchestres, il y a des petits stands de bouffe partout, la rue principale est bondee, majorettes, fanfares, processions, feux d'artifice, tout le monde semble defiler, du club de motards au college catholique de jeunes filles, en passant par les cliniques, les associations de defense des indiens, et meme certaines entreprises privees... Du coup, apres s'etre poses a l'hotel Torino - une sorte de musee vivant, pionnier du tourisme a La Paz, 93 ans de service dans un vieil immeuble coloniale renove dans les annees 50 - nous ressortons (avec Jesus) pour assister aux defiles, malgre la fatigue nerveuse. Viva La Paz!!!!!!!
Le lendemain, j'avais prevu de faire un tour dans le parc national de la Lauca, par l'intermediaire de l'hotel, mais le boss, qui n'est pas la, appelle pour prevenir que je suis le seul touriste, donc ils ne vont pas partir. Ce n'etait que le coup d'envoi d'une folle journee. Car du coup, je decide de partir le jour meme pour la Bolivie, de toutes facons le trajet pour La Paz passe a travers le parc national, la frontiere se trouve meme a un des points les plus hauts de l'Altiplano, 4600m.
Effectivement, la route est superbe, mais j'ai recupere la place 50, donc tout au fond, et je laisserai finalement ma place aux fistons australiens, assis sur les genoux des parents. A la frontiere chilienne, on poirreautte 1h sans pouvoir sortir du bus, puis on nous transfere dans un autre bus (dont les places vont jusqu'au numero 46, donc qui se retrouve debout?), collecte des passeports, encore 30min d'attente et redistribution des passeports, et enfin depart. Dans le "No Man's Land" entre les 2 frontieres, la route est jonche de grosses pierres sur 10km, vestiges recents des barrages des jours precedents : le bus zigue-zague entre les tas. Lorsqu'on arrive au poste bolivien, le chauffeur nous informe qu'il y a au moins 1h d'attente. Ca grogne, mais au moins on peut descendre. Pas pour longtemps, car il fait tres froid et le vent sec souffle une poussiere tres desagreable. Absolument tous les petits commerces autour du poste frontiere (il n'y en a pas moult mais quand meme) sont fermes, aucun endroit ou s'abriter, et le bureau d'immigration a portes closes. Ca sent pas bon. Il y a bien quelques militaires, mais ils restent dans leur coin et ne donnent aucune information. D'autres bus arrivent, des 2 cotes, la file de vehicule s'allonge et les passagers, a 80% chiliens ou boliviens, s'impatientent devant la barriere cadenacee. Une proposition est faite de transferer les passagers d'un bus cote chilien dans un autre cote bolivien et vice-versa, chaque bus retournant a sa destination de depart, mais ca n'a pas l'air si simple.
Finalement, apres 4h d'attente, un des chauffeurs d'un bus bolivien s'empart d'une grosse pierre, et tente de faire sauter le cadenas, pendant qu'une trentaine de passagers (la plupart des chiliens, plus quelques touristes qui sont arrives la en premier, y compris moi et le pere australien, dont le fils a recommence a se sentir mal, pas etonnant vu l'altittude) pousse sur la barriere... La cadenas casse rapidement, notre bus s'engouffre donc dans la seule voie ainsi liberee, on court derriere, le bus s'arrete quelques centaines de mettres plus loin, apres la file. Tous les passagers crient alors "Vamos" mais reste toujours le probleme du visa. Donc ca discute, ca argumente, certains pensent pouvoir regulariser la situation a La Paz, mais le gros hic est que le lendemain et le jour suivant sont feries (fete nationale, en plus 2009 est le bicentenaire de l'independance, big time!), ensuite c'est weekend, bref, ca fait 4 jours en situation illegale dans un pays fortement police. Finalement, un gars arrive au bus pour annoncer que le bureau est ouvert, et qu'ils acceptent de regulariser les etrangers! Donc recollecte de passeport, un espagnol nomme Jesus suit notre chauffeur jusqu'au bureau, encore 45min d'attente, et enfin les precieux documents reviennent. Australiens, bresiliens, francais et espagnols ont pu avoir leurs tampons, ainsi que la plupart des chiliens, mais certains ont ete refuses (notamment 2 equatoriens), sans explication aucune. Et entre temps, un nouveau cadenas a ete mis a la barriere... Bref, apres 6h de passage de frontiere, on prend enfin la route vers La Paz.
Maigre consolation, le magnifique coucher de soleil sur l'Altiplano, que je comtemple debout au milieu du couloir...
En debarquant a La Paz a 22h30, j'etais un peu inquiet de cette arrivee tardive et de la recherche d'hotel dans les rues dersertes, sac a dos au dos... Ahaha, la bonne blague... La fete nationale a commence, c'est un immense festival qui a lieu dans la ville!!! Des la sortie du terminal des bus, on voit les femmes en costume traditionnel danser au son des orchestres, il y a des petits stands de bouffe partout, la rue principale est bondee, majorettes, fanfares, processions, feux d'artifice, tout le monde semble defiler, du club de motards au college catholique de jeunes filles, en passant par les cliniques, les associations de defense des indiens, et meme certaines entreprises privees... Du coup, apres s'etre poses a l'hotel Torino - une sorte de musee vivant, pionnier du tourisme a La Paz, 93 ans de service dans un vieil immeuble coloniale renove dans les annees 50 - nous ressortons (avec Jesus) pour assister aux defiles, malgre la fatigue nerveuse. Viva La Paz!!!!!!!
samedi 11 juillet 2009
Arica Blues Explosion
Peu apres cette arrivee matinale, j'arrive a me faire indiquer tant bien que mal la direction de Sunny Days, une auberge de jeunesse tenue par un vieux et sympathique neo-zelandais. Cette adresse est de tres loin ma meilleure du Chili : petit dejeuner gargantuesque, avec buffet de fruits et de cereales (cheres au Chili en general), cafe, the, pain et jus a volonte... Byzance! La ville est tres agreable, en bord de mer, belle plage et chouette rue principale pietonne, nombreux commerces, transports en commun faciles, etc. Du coup, sur un coup de tete, en passant devant l'"institut des arts et des langues", je decide de m'inscrire pour une semaine de cours intensifs d'espagnol! Je suis en effet tres frustre de ne pas pouvoir me faire comprendre lors d'achats ou autres. Je passe une agreable soiree en compagnie de Jordan, un americain de LA, et un couple de jeunes neo-zelandais de mon age, elle d'origine quebecoise et lui gallois.
Le lendemain, c'est ma premiere lecon avec Rodrigo, en cours particulier. Muy bien. Et a peine sorti des 3 heures de cours, je tombe sur mes 3 comperes de la veille, attables devant un pichet de biere dans la rue principale. Bon, OK, il n'est que 13h, ca sent le traquenard, mais pourquoi pas...
...
Beaucoup, BEAUCOUP plus tard, vers 22h, dans le grand salon convivial de l'hostal, Richard chante le blues de sa voix puissante et caverneuse, Jordan fait des percus sur la table en revant de toutes les destinations dont nous lui avons parle avec un entrain tres ethylique, je m'enflamme joyeusement sur la guitare disponible de l'auberge, et Melanie s'efforce de cacher le sac contenant les cadavres de trop nombreuses bieres... Ca me permet d'apprendre des le lendemain l'expression "tener la caña", avoir la gueule de bois, en espagnol...
Sinon, peu d'anecdotes a Arica, les soirees suivantes sont calmes, je fais mes 3h d'espagnol quotidiennes, plus quelques devoirs, mon empanada de carne le midi, et mes courses dans le "Mercado Colon", sorte de marche aux halles du centre-ville, bien et pas cher : j'arrive a me preparer un bon repas le soir, legumes varies et viande, pour 1 a 1,50 EUR par repas. Et le vin en bouteille a 2 EUR est excellent.
Hier samedi, journee libre, donc je prends un taxi avec une suisse d'Australie pour aller au musee d'Azapa, a 12km a l'est d'Arika, dans la vallee formee par la riviere San Pedro (a sec l'hiver). On y presente toute l'histoire de la region, de -8000 a la periode inca puis espagnole, et surtout comment les peuples de l'Altiplano ont echange avec les peuples dits "cotiers". Il y a notamment de veritables momies Chinchorros, datant d'environ de 5000 av.JC, tres bien conservees. Je me ballade ensuite dans le village d'Azapa, et chose rare jusqu'ici, je ne vois aucun touriste. Maisons basses et colorees, vieilles voitures americaines poussiereuses, chiens errants et vie tranquille. Comme partout au Chili, l'eglise et son jardin sont excellement entretenus. Le cimetierre vaut le detour : a la limite de la ville, il est domine par une colline completement desertique, couleur sable, d'un cote, mais lui-meme surplombe l'oasis de verdure etroit de la vallee. Les tombes, tres proches les unes des autres, sont tres colorees et possedent toutes un petit toit en tole; la vision est surprenante.
La zone est reputee pour ses geoglyphes : dessins humanoides, animaliers et geometriques formes par un amoncellement de pierres. Sans avoir la taille des fameuses "lignes de Nazca", quasiment invisibles depuis le sol, ces geoglyphes restent impressionant, plus par leur nombre que par leur taille. La route secondaire retournant vers Arica, longe pendant des kilometres ces collines arides decorees de caravanes de lamas ou autres. Je fais une bonne partie du chemin de retour a pied avec Alexis, un francais installe en Nouvelle Zelande, qui a ete litteralement largue par son taxi... Et bien sur, cette belle rando se finira autour d'une biere, en parlant rillettes, saucisson, confit de canard et autres mets delicats qui commencent a me manquer serieusement. Cela dit, pour ce soir, j'ai essaye une espece de chorizo a cuire, on verra ce que ca donne.
J'ai finalement prevu une derniere lecon d'espagnol demain lundi (j'ai fait bosser le prof un dimanche) pour avoir les premieres notions du passe simple. Le depart pour Putre est donc prevu pour mardi matin.
Bon appetit!
Le lendemain, c'est ma premiere lecon avec Rodrigo, en cours particulier. Muy bien. Et a peine sorti des 3 heures de cours, je tombe sur mes 3 comperes de la veille, attables devant un pichet de biere dans la rue principale. Bon, OK, il n'est que 13h, ca sent le traquenard, mais pourquoi pas...
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Beaucoup, BEAUCOUP plus tard, vers 22h, dans le grand salon convivial de l'hostal, Richard chante le blues de sa voix puissante et caverneuse, Jordan fait des percus sur la table en revant de toutes les destinations dont nous lui avons parle avec un entrain tres ethylique, je m'enflamme joyeusement sur la guitare disponible de l'auberge, et Melanie s'efforce de cacher le sac contenant les cadavres de trop nombreuses bieres... Ca me permet d'apprendre des le lendemain l'expression "tener la caña", avoir la gueule de bois, en espagnol...
Sinon, peu d'anecdotes a Arica, les soirees suivantes sont calmes, je fais mes 3h d'espagnol quotidiennes, plus quelques devoirs, mon empanada de carne le midi, et mes courses dans le "Mercado Colon", sorte de marche aux halles du centre-ville, bien et pas cher : j'arrive a me preparer un bon repas le soir, legumes varies et viande, pour 1 a 1,50 EUR par repas. Et le vin en bouteille a 2 EUR est excellent.
Hier samedi, journee libre, donc je prends un taxi avec une suisse d'Australie pour aller au musee d'Azapa, a 12km a l'est d'Arika, dans la vallee formee par la riviere San Pedro (a sec l'hiver). On y presente toute l'histoire de la region, de -8000 a la periode inca puis espagnole, et surtout comment les peuples de l'Altiplano ont echange avec les peuples dits "cotiers". Il y a notamment de veritables momies Chinchorros, datant d'environ de 5000 av.JC, tres bien conservees. Je me ballade ensuite dans le village d'Azapa, et chose rare jusqu'ici, je ne vois aucun touriste. Maisons basses et colorees, vieilles voitures americaines poussiereuses, chiens errants et vie tranquille. Comme partout au Chili, l'eglise et son jardin sont excellement entretenus. Le cimetierre vaut le detour : a la limite de la ville, il est domine par une colline completement desertique, couleur sable, d'un cote, mais lui-meme surplombe l'oasis de verdure etroit de la vallee. Les tombes, tres proches les unes des autres, sont tres colorees et possedent toutes un petit toit en tole; la vision est surprenante.
La zone est reputee pour ses geoglyphes : dessins humanoides, animaliers et geometriques formes par un amoncellement de pierres. Sans avoir la taille des fameuses "lignes de Nazca", quasiment invisibles depuis le sol, ces geoglyphes restent impressionant, plus par leur nombre que par leur taille. La route secondaire retournant vers Arica, longe pendant des kilometres ces collines arides decorees de caravanes de lamas ou autres. Je fais une bonne partie du chemin de retour a pied avec Alexis, un francais installe en Nouvelle Zelande, qui a ete litteralement largue par son taxi... Et bien sur, cette belle rando se finira autour d'une biere, en parlant rillettes, saucisson, confit de canard et autres mets delicats qui commencent a me manquer serieusement. Cela dit, pour ce soir, j'ai essaye une espece de chorizo a cuire, on verra ce que ca donne.
J'ai finalement prevu une derniere lecon d'espagnol demain lundi (j'ai fait bosser le prof un dimanche) pour avoir les premieres notions du passe simple. Le depart pour Putre est donc prevu pour mardi matin.
Bon appetit!
jeudi 9 juillet 2009
San Pedro de Atacama et le desert d'Atacama
Je prends mon premier bus de nuit entre La Serena et San Pedro : 18h en tout. Au petit matin, le paysage a completement change, un desert des plus arides s'etend aussi loin que porte le regard. Aucune plante d'aucune sorte, juste un melange de terre, sable et roche, brun clair, uniforme, sec, poussiereux. C'est tres vallonne mais aucun signe n'indique qu'il y ait pu avoir un jour un soupcon d'humidite dans le coin. Le bus s'arrete a Antofagasta, une grande ville coincee entre les collines arides et la mer, avec son important port servant au transit des produits miniers (cuivre notamment), principale ressource du Chili (et raison pour laquelle son economie se porte plutot bien). Il fait froid et sec. Le bus repart cette fois au nord est, en s'eloignant de la cote. La pente est douce jusqu'a San Pedro mais le village est quand meme a 2500m d'altittude... On ne peut pas le nier, San Pedro est indeniablement un village touristique, mais le charme agit toujours, en tout cas en cette saison basse.
Il se trouve dans une oasis, a l'extreme nord du Salar de Atacama, 3ieme plus grand lac sale au monde (apres Uyuni en Bolivie et celui dans le Utah). Petites rues poussiereuses, maisons basses en adobe, petite eglise d'un blanc immacule, ciel bleu, immenses volcans de l'Altiplano a l'est, lac sale au sud, valle de la Luna a l'ouest, valle de catarpe au nord, San Pedro offre donc son lot de paysages grandioses, mais aussi de restaurants, hotels, tours operators, internet cafes, boutiques d'artisanats, location de velos ou de sand boards...
Apres plusieurs essais infructueux, je me pose a la Residenciale Villacoyo, qui se revelera etre un choix d'excellent rapport qualite/prix ($6000 le dortoir, cuisine, patio agreable, eau vraiment chaude); puis m'offre un bon repas dans le restaurant voisin, le bien note "Cuna".
2ieme jour:
Je loue un VTT pour me faire la Valle de Catarpe, la Gorja Del Diablo, et le point de vue du "Tunnel". Pour se rendre a ses differents endroits, il faut traverser plusieurs fois la petite, peu profonde mais glaciale riviere San Pedro. Pas d'autre choix que d'enlever les chaussures, alors que les bords du ruisseau sont encore pris dans la glace. Aie. La nuit a San Pedro, il fait -10 deg C, en journee la temperature monte vite car le soleil tape fort, cela dit ca ne depasse pas les 18 deg C a l'ombre.
Tout au bout de la Valle Catarpe, se trouve une minuscule eglise perdue au milieu de nulle part, on se demande quel missionnaire tordu a voulu evageliser le desert... Le site du tunnel offre une vue imprenable vers l'est, sur la vallee, jusqu'a San Pedro et le lac sale plus au sud. Cote ouest, c'est egalement grandiose mais completement et irremediablement desole et arride. Je passe 80% de cette cyclo-rando en ne voyant pas ame qui vive.
3ieme jour:
J'ai pris le tour "Lagunas Del Altiplano" pour la journee. J'ai donc droit au minibus, mais pas facile de les eviter, a moins de connaitre des locaux ou d'avoir son propre vehicule, car les sites sont assez eloignes du village.
Au programme : l'impressionant desert de sel d'Atacama, ses couleurs irreelles au milieu du desert, ses flamands roses (Laguna Chaxa) et leur nourriture (les mini-crevettes qui vivent dans l'eau glacee et riche en mineraux), puis les "lagunas del altiplano", Miniques et Miscanti, ces lacs a 4000m d'altittude, autour desquels paissent paisiblement les delicates vigognes. Pas un arbre, uniquement ces petites touffes d'herbe a vigogne, seches et coriaces, une terre brun clair, l'eau bleue et les bords blancs de sel. Epoustouflant.
Egalement des restes des cultures en terrasse datant d'avant les Incas (env. 1400 ap. JC). Le tour s'arrete egalement dans differents petits villages, qui ont l'air plutot recent et delabre, mais ou trone en general une mignonne eglise d'epoque coloniale.
Le soir, je discute avec un couple de "jeunes a chien" du sud de la France, echange de bons procedes et d'anecdotes de voyage...
4ieme jour :
Rien de prevu au programme, donc je reloue un velo pour aller ravauder dans le coin. Plutot desert, le coin, d'ailleursMa premiere intention etait de prendre la route en direction de l'argentine, pour arriver au pied du Volcan Licancabur (pour se faire une idee, il faut suivre avec les photos Facebook...), et me perdre dans les canyons alentours. Ca me semblait une 20aine de kilometres a vue de nez. Erreur, apres 30min de pedalage sur la route desesperement droite, le volcan ne semble pas s'etre rapproche d'un quart de pouce. Ces immenses etendues desertiques alterent completement les notions de distance, la vue n'y est plus adaptee... .
Donc demi-tour, je repars dans la direction opposee pour atteindre la Vallee De La Luna, le parc national le plus proche de San Pedro. C'est le lieu des dunes de sable impressionnantes, des formations rocheuses torturees, des canyons, des etendues salees et... des couchers de soleil photogeniques. Je retrouve tout a fait le type de paysage de la Vallee de la Mort. Je ne croise que quelques velos, car, a 16km de San Pedro, la majorite des visiteurs preferent le mini-bus...
Tout le monde se retrouve au point de vue pour ce fameux coucher de soleil, qui, effectivement, vaut le coup de pedale. Le retour de nuit au clair de lune n'est pas vraiment rassurant, mais je me remets de ces emotions avec un bon diner de gourmet : pates / legumes. Je booke egalement mon tour du lendemain - a savoir les geysers du Tatio, un mega-classique de San Pedro - en payant en US dollars, l'unique distributeur de billets du village etant toujours en panne...
5ieme jour
"Un geyser, ca se merite" qu'ils me disaient. Tu m'etonnes. Doux bruit de l'alarme du telephone a 3h40 du matin. 5deg C dans la chambre, mais il faut s'extirper du drap de couchage, des 3 couvertures, de la couette et affronter le froid piquant... 15min d'attente devant l'hotel, frigorifie malgre les vetements d'hiver achetes a La Serena et le calecon long prete par mon voisin de chambree. Puis 2h de minibus inconfortable, a peine plus chaud, sur une piste viroleuse et chaotique. On distingue dans la nuit les feux des autres minibus, en une longue file etiree. Meme mes "berceuses" habituelles du I-Pod ne suffisent pas pour m'assoupir. Et dire que je paye pour ca... (enfin, pas trop cher, car j'ai eu une bonne reduction because le guide ne parle qu'espagnol...)
Arrivee a 4600m a 6h30, temperature exterieure -25deg C. A priori c'est le matin que les geysers sont le plus actif, mais je suis un poil decu par le spectacle. Ca fume sec, ca bouillasse, ca crachotte, ca giclette, mais il n'y a pas de grands jets d'eau a 10m de hauteur comme je m'y attendais. Certes le spectacle de toutes ces fumerolles est saisissant, mais plutot vers 8h, quand le soleil se leve et eclaire le haut des montagnes environnantes. Je ne vois pas vraiment la raison d'etre la a 6h30, sachant qu'on peut a peine sortir les mains des poches pour prendre une photo. Une photo sombre, qui plus est.
Par contre, le reste du tour est plus sympa, de nombreux arrets pres des lacs alentours, une touriste bresilienne qui me traduit en anglais les commentaires interessants du guide, des arrets "vigognes" et "lamas" (mes premiers!) et autres bizarreries de la faune locale, comme ce lapin a longue queue... Puis dans un village haut-perche, dans lequel je deguste une excellentissime brochette de lama (il faut dire qu'elle arrive au bon moment).
Retour vers 13h, et farniente jusqu'au soir, dans le patio de l'hotel Villacoyo. Je blablate beaucoup avec 2 anglaises, egalement en tour du monde (en couple si j'ai bien compris), et ayant parcouru a tres peu de choses pres le meme itineraire que moi, mise a part l'Inde, pays dans lequel elles n'ont pas pu se rendre, car une est d'origine pakistanaise. Le passeport francais est vraiment un plus pour ce genre de trip. Vous saviez que les americains devaient payer 120 US$ pour un visa chilien ou bolivien?
Mon bus est a 20h45 le soir meme, nouvelle nuit sur la route. Cette fois, le sommeil ne viendra que tres peu. Le fait qu'une touriste francaise rende son 4h a quelques sieges de moi n'arrage pas nos affaires... Donc l'arrivee a 6h du matin dans Arica, tout au nord du Chili, est plutot embrumee...
Apres plusieurs essais infructueux, je me pose a la Residenciale Villacoyo, qui se revelera etre un choix d'excellent rapport qualite/prix ($6000 le dortoir, cuisine, patio agreable, eau vraiment chaude); puis m'offre un bon repas dans le restaurant voisin, le bien note "Cuna".
2ieme jour:
3ieme jour:
J'ai pris le tour "Lagunas Del Altiplano" pour la journee. J'ai donc droit au minibus, mais pas facile de les eviter, a moins de connaitre des locaux ou d'avoir son propre vehicule, car les sites sont assez eloignes du village.
Le soir, je discute avec un couple de "jeunes a chien" du sud de la France, echange de bons procedes et d'anecdotes de voyage...
4ieme jour :
Rien de prevu au programme, donc je reloue un velo pour aller ravauder dans le coin. Plutot desert, le coin, d'ailleursMa premiere intention etait de prendre la route en direction de l'argentine, pour arriver au pied du Volcan Licancabur (pour se faire une idee, il faut suivre avec les photos Facebook...), et me perdre dans les canyons alentours. Ca me semblait une 20aine de kilometres a vue de nez. Erreur, apres 30min de pedalage sur la route desesperement droite, le volcan ne semble pas s'etre rapproche d'un quart de pouce. Ces immenses etendues desertiques alterent completement les notions de distance, la vue n'y est plus adaptee... .
5ieme jour
Retour vers 13h, et farniente jusqu'au soir, dans le patio de l'hotel Villacoyo. Je blablate beaucoup avec 2 anglaises, egalement en tour du monde (en couple si j'ai bien compris), et ayant parcouru a tres peu de choses pres le meme itineraire que moi, mise a part l'Inde, pays dans lequel elles n'ont pas pu se rendre, car une est d'origine pakistanaise. Le passeport francais est vraiment un plus pour ce genre de trip. Vous saviez que les americains devaient payer 120 US$ pour un visa chilien ou bolivien?
Mon bus est a 20h45 le soir meme, nouvelle nuit sur la route. Cette fois, le sommeil ne viendra que tres peu. Le fait qu'une touriste francaise rende son 4h a quelques sieges de moi n'arrage pas nos affaires... Donc l'arrivee a 6h du matin dans Arica, tout au nord du Chili, est plutot embrumee...
lundi 29 juin 2009
Jour 204 : La Serena, Chili
Santiago (25 / 26 juin)
Santiago se trouve dans une vallee coincee entre plusieurs montagnes, il y regne donc un "permanent" smog que le soleil a du mal a perce. Et le climat change d'un seul coup, il fait quelquechose comme 7deg C quand j'arrive! Je n'avais pas eu aussi froid depuis... le Nepal! Je dors dans un hotel sympa, tres central (metro Bellas Artes) mais bruyant. Je commence par acheter un telephone tri-bande (et oui, mon vieux Nokia recupere en Thailande ne marche pas) et un petit dictionnaire Francais - Espagnol, car je suis tres frustre de ne pas pouvoir parler la langue, comme la majorite des touristes ici!
Rien d'extraordinaire dans Santiago Centro, le centre administratif avec son immanquable Plaza Del Armas (chaque ville en a une), ses batiments coloniaux et ces centres commerciaux. Le quartier boheme de Bella Vista est deja plus interessant, avec ses maisons colorees et ses murs joliment graffites. Je me rends devant une des maisons de Pablo Neruda, mais sans la visiter.
La 2ieme nuit dans l'hotel est plutot courte : 2 des colocataires rentrent completement bourres a 3h du matin, puis s'en suit le concert de ronflements alors que j'ai mis mon reveil pour 5h30. Autant dire qu'une fois dans le bus, je ne vois pas grand chose de la route jusqu'a Valparaiso.
Valparaiso (27 juin)
Ville cotiere, Valparaiso est maintenant collee a Viña Del Mar, plus moderne et plus branchee mais avec clairement moins de charme. A "Valpo", je reste dans une vieille demeure qui fuit de partout, dans le quartier de Cerro Conception, c'est a dire sur une des collines qui surplombent le port. Le vrai Valparaiso. Ce quartier a vu eclore recemment des petits restaurants sympas, des bars branches et des hotels ou "residentiales" de charme. Je marche toute la journee dans la ville et visite une autre demeure de Pablo Neruda, la Sebastiana, transformee en une sorte de musee : s'y trouve une collection pour le moins eclectique de meubles et objets ayant appartenus au poete. Le soir, je m'offre le menu gourmet d'un resto francais, mais une fois arrive au dessert, on me dit qu'il n'y a pas de profiterolles aujourd'hui! J'enrage et dois me rabattre sur la tatin...
La Serena (28-29-30 juin)
Les 8 heures de bus entre Valparaiso et La Serena se font dans la grisaille et le froid. J'arrive le soir et me pose a l'Hostel del Punto, tenu par des allemands. Je souhaite visiter le parc national des pingouins de Humbolt mais ce tour sera annule 2jours d'affilee pour cause de mer trop agitee, donc je n'insite pas.
A la place, je fais le classique tour dans la Valle de Elqui, connue pour son pisco, alcool genre Cognac mais dans sa version tres verte et tres fruitee. Le tour inclus un arret au barrage irriguant toute la valle fertile, et une degustation de differents types de pisco, dont un est a 70degres. A 11h du matin, c'est un peu rude, mais bon, on n'est pas venu la pour beurrer les tartines, donc... Je dine avec 2 americains, une vieille prof d'anglais un peu foldingue et un jeune intellectuel en chaussures vernies. On rencontre de tout en voyage.
Le jour suivant, je fais une ballade en velo dans la ville mais tout cela est quand meme tres occidentalise, ca manque d'exotisme. De plus, en restant sur la cote, on n'a qu'un petit apercu minimaliste de ce que peut etre de la grande Cordilliere des Andes. Bref, je decide de monter directement a San Pedro de Atacama, tout au nord, et au coeur de l'Altiplano, pour essayer de trouver ces paysages grandioses que je m'etais imagines. D'autant plus que le temps encore un peu couvert sur La Serena empeche d'observer correctement les etoiles depuis l'un des nombreux observatoires de la region, celle-ci etant reputee pour avoir le ciel le plus pur du monde.
Santiago se trouve dans une vallee coincee entre plusieurs montagnes, il y regne donc un "permanent" smog que le soleil a du mal a perce. Et le climat change d'un seul coup, il fait quelquechose comme 7deg C quand j'arrive! Je n'avais pas eu aussi froid depuis... le Nepal! Je dors dans un hotel sympa, tres central (metro Bellas Artes) mais bruyant. Je commence par acheter un telephone tri-bande (et oui, mon vieux Nokia recupere en Thailande ne marche pas) et un petit dictionnaire Francais - Espagnol, car je suis tres frustre de ne pas pouvoir parler la langue, comme la majorite des touristes ici!
La 2ieme nuit dans l'hotel est plutot courte : 2 des colocataires rentrent completement bourres a 3h du matin, puis s'en suit le concert de ronflements alors que j'ai mis mon reveil pour 5h30. Autant dire qu'une fois dans le bus, je ne vois pas grand chose de la route jusqu'a Valparaiso.
Valparaiso (27 juin)
Ville cotiere, Valparaiso est maintenant collee a Viña Del Mar, plus moderne et plus branchee mais avec clairement moins de charme. A "Valpo", je reste dans une vieille demeure qui fuit de partout, dans le quartier de Cerro Conception, c'est a dire sur une des collines qui surplombent le port. Le vrai Valparaiso. Ce quartier a vu eclore recemment des petits restaurants sympas, des bars branches et des hotels ou "residentiales" de charme. Je marche toute la journee dans la ville et visite une autre demeure de Pablo Neruda, la Sebastiana, transformee en une sorte de musee : s'y trouve une collection pour le moins eclectique de meubles et objets ayant appartenus au poete. Le soir, je m'offre le menu gourmet d'un resto francais, mais une fois arrive au dessert, on me dit qu'il n'y a pas de profiterolles aujourd'hui! J'enrage et dois me rabattre sur la tatin...
La Serena (28-29-30 juin)
Les 8 heures de bus entre Valparaiso et La Serena se font dans la grisaille et le froid. J'arrive le soir et me pose a l'Hostel del Punto, tenu par des allemands. Je souhaite visiter le parc national des pingouins de Humbolt mais ce tour sera annule 2jours d'affilee pour cause de mer trop agitee, donc je n'insite pas.
Le jour suivant, je fais une ballade en velo dans la ville mais tout cela est quand meme tres occidentalise, ca manque d'exotisme. De plus, en restant sur la cote, on n'a qu'un petit apercu minimaliste de ce que peut etre de la grande Cordilliere des Andes. Bref, je decide de monter directement a San Pedro de Atacama, tout au nord, et au coeur de l'Altiplano, pour essayer de trouver ces paysages grandioses que je m'etais imagines. D'autant plus que le temps encore un peu couvert sur La Serena empeche d'observer correctement les etoiles depuis l'un des nombreux observatoires de la region, celle-ci etant reputee pour avoir le ciel le plus pur du monde.
vendredi 26 juin 2009
Rapa Nui (Ile de Paques)
J'avais choisi cette destination en ne connaissant que les fameuses statues, mais cette ile se revela etre une destination fascinante, a l'histoire unique, a la fois tragique et mysterieuse... J'ai donc decouvert cette histoire, dans un environnement magnifique, encore tres sauvage. Je ne vais pas refaire un expose sur l'ile de Paques - ce n'est pas l'envie qui m'en manque mais plutot le temps - mais juste narrer mes journees comme d'habitude, avec si besoin des details "culturels". Pour le reste, une petite recherche sur Wikipedia vous eclairera (un peu, mais il y a d'autres sites), il y a notamment une carte tres pratique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Easter_Island_map-fr.svg
Jour 1
Ca commence moyennement, car a la recuperation des bagages dans le minuscule aeroport de Hanga Roa, je retrouve ma guitare cassee. Mais je m'en tire bien car j'obtiens que la LAN m'en rembourse 120 US$, ce qui est 3 fois son prix d'achat!
Apres la visite de quelques "residenciales" cheres et glauques, je choisis le camping Mihinoa, qui a des places en dortoir. Le spot du camping est incroyable, au sud de Hanga Roa, donc un peu isole, le long de la cote; on entend les vagues deferler, la vue est imprenable, et il y a meme une vraie cuisine.
Jour 2:
On est trempe avant meme de se mettre a l'eau, vu le temps pourri. L'eau est tres claire, le relief interessant, une seule variete de corail presente en masse, mais peu de poissons. Ils ont mis un faux moai en beton au fond, il faut avouer que ca rend plutot bien. Je vois de tres belles murenes aux robes variees, interessant, ainsi que les plus gros poissons trompettes que j'ai jamais vu. Retour a la suface : le temps a empire, c'est une veritable tempete de pluie. Du coup, seance de farniente dans Hanga Roa puis au camping, en tentant de faire secher les vetements. Et dire que j'avais hesite a louer tente + sac de couchage...
Jour 3:
Le temps s'est calme, sans etre beau, il est au moins sec. Du coup je decide de faire la grande boucle : route principale centrale, jusqu'au secteur Anakena (la seule plage de l'ile), puis retour par la cote est. Le soleil arrive au meme moment que moi sur cette plage, ou je vois mes 1ers moais, sur l'Ahu Pau Pau. Cet ahu se trouve etre un de ceux ou la tete des moais est en meilleur etat, tres finement sculptee. 3 ont egalement leur Pukao, ce chapeau (ou coiffe?) en roche rouge. Il faut savoir que TOUS les moais ont ete mis par terre (la plupart lors des guerres tribales), pour ensuite etre remis debout de 1950 a nos jours au cours d'une lente restauration du tresor archeologique de l'ile.
Je finis le long de la cote est, le vent dans le dos, ne croisant que quelques voitures de temps en temps, berce par le bruit des vagues. Tous les moais le long de la cote est apres Tongariki sont par terre, et on trouve certains "ahu" sans statue.
Le soir, c'est samedi soir, donc tournees de pisco pour tout le monde puis sortie dans le club local, qui joue de cette musique polynesienne rapide, joyeuse et entrainante, ca danse comme des fous...
Jour4 :
Je commence la journee tard (les raisons etant a chercher la veille...), et le temps est mitige. Souhaitant voir le cote ouest, je prends tout de meme le velo et traverse Hanga Roa pour atteindre Tahai, vaste site archeologique regroupant plusieurs ahus, et de nombreuses maisons traditionnelles, certaines n'etant que des vestiges a peine reconnaissables. S'y trouve notamment l'Ahu Ko Te Riku, le seul encore avec des yeux. Juste avant l'elevation sur le ahu, les orbites des yeux du moai etaient creusees, puis les yeux (en corail blanc avec iris en obsidienne) etaient places au tout dernier moment, comme la consecration de la statue. Mais les moais etant tous tombes a un moment ou a un autre, les yeux se sont perdus ou ont ete voles, du fait de leur valeur particuliere. A part Ko Te Riku, seul un oeil a ete retrouve (sur le site d'anakena), il se trouve au musee d'Hanga Roa, avec sa tete cassee, aussi retrouve dans le coin.
Jour 5 :
En fait c'est un couple de malaisiens qui a loue la voiture, un petit 4x4 Suzuki, et ils me demandent finalement si je ne veux pas conduire, car ils ne sont pas habitues au boite manuelle. Qu'a cela ne tienne, on va s'amuser. On est a 7h sur le site, soit presque 1h en avance sur le soleil, il fait tres sombre, il n'y a personne, mais l'on distingue clairement les 15 geants qui semblent garder l'endroit. L'ambiance est au recueillement. Puis le jour se leve, d'abord legerement nuageux puis tout a fait ensoleille, les ombres des moais se projettent a nos pieds, c'est tout simplement grandiose. Je pense que je prends mes plus belles photos du periple, il faut dire que le cadre inspire... Photos maintenant sur Facebook. 2h plus tard, nous retournons sur Rano Raraku, pour admirer une derniere fois ces moais dans tous les sens et tous les etats. Sur le retour, nous passons a la poste pour faire mettre sur nos passeports le plus cool tampon du monde!
Le soleil etant toujours la l'apres midi, je me fais un petit tour vers le Puna Pao, le petit volcan ou etaient tailles les "pukao", cette sorte de coiffe (chapeau, chevelure?) en roche volcanique rouge dont sont pouvus certains moais. Tout comme a Rano Raraku, le chantier en cours a ete abandonne, et plusieurs pukaos attendent d'etre transportes sur leur moais... Je grimpe a pied sur le volcan voisin, un peu plus haut, sur lequel se trouvent 3 croix chretiennes erigees par les missionnaires. Le point de vue y est imprenable.
Jour 6:
Bon, treve de glandouillage, je trouve que ca mollit ces derniers temps, a peine 2h et une 20aine de kilometre a velo hier : il est temps d'en mettre un dernier coup. Un coup de pedale je veux dire. Le temps ayant tout l'air (enfin, pas net non plus, l'air) de se maintenir au beau, je decide de faire la boucle par l'ouest. Peu de sites archeologiques interessants au nord de Ahu Te Peu, ou je suis deja passe, mais une viree qui se promet sauvage, isolee et sportive, a flanc de montagne, le long du volcan Maunga Terevaka, point culminant de l'ile a 507m. Je prends fruits, pain et de quoi rechauffer ma souplette au coin d'un petit feu.
Jour 7:
Ce dernier jour s'annonce plutot cool. Je vais a l'Ahu Vinapu, au sud est, derriere la piste de l'aeroport (qui fait la largeur de l'ile a cet endroit), avec ses 7 moais couches et son piedestal aux pierres parfaitement ajustees, ce qui est son point particulier. Puis direction le musee, une seule salle moyenne mais une foule d'information tres pertinente sur la geologie, la geographie, l'histoire et la culture de l'ile. De petites sculptures de moais en materiaux varies, des outils retrouves sur place, et quelques pieces de bois et de roche interessantes, gravees d'une ecriture qui n'a pas encore ete traduite : le Rongo-rongo, un des autres mysteres de l'ile. Les derniers "mahori" (en polynesien : maitres) connaissant se savoir ayant disparu avec la rafle des peruviens dans les annees 1862, venus chercher des esclaves. Plus de 1000 personnes furent deportees, a peine une centaine revint plus tard, mais le savoir etait perdu. L'ironie du sort fait que ses survivants de l'esclavage peruvien ramenerent egalement une maladie, qui fit des ravages dans le reste de population. Et en comptant les conflits d'interet qui suivirent, a propos du peu de terres fertiles restantes sur l'ile, la population fut estimee a 111 habitants en 1877. Il s'en est fallu de peu. Aujourd'hui le chiffre est de 3800, essentiellement a Hanga Roa. Contre une estimation a 10000 ames dans les annees 1600, apogee de l'ile...
L'apres midi est consacre au shopping (il ne faut pas etre trop exigent), et a une ballade sur la cote non loin du camping, pleine d'embrunts crees par une mer tres agitee.
Cette destination aura ete un de mes meilleurs souvenirs, car on ne peut s'empecher d'etre fascine par l'histoire de cette ile. L'environnement sauvage, l'amabilite des habitants, l'isolement a la fois geographique et technologique, la nature sauvage, renforcent cette envie de savoir. Avec une voiture, on peut sans probleme faire absolument tous les sites en une journee, au pas de course, cli clac merci Kodak. Mais je suis finalement ravi d'y etre reste une semaine entiere, pour s'impregner du mystere ambiant. Hasta Luego Isla de Pasqua.
NB: pour les futurs voyageurs, voici un guide extra complet (in english) sur l'ile (le Lonely est un peu maigre)
"The complete guide to Easter Island" by Shawn McLaughlin (Second Edition) Published by the Easter Island Foundation in Los Osos, California. The contact information for the book is:
Easter Island Foundation
POBox 6774
Los Osos, CA 93412 USA
805-528-8558/805-534-9301(fax)
www.islandheritage.com
rapanuibooks@att.net
mercredi 17 juin 2009
Papeete, Fakarava, Rangiroa...
Bon je sais, il y a du blog qui se neglige, mais ici, c'est tres cher, et ce qu'ils appellent le haut debit est a 128k - version intermittent, bof...
Bref, la plongee de Fakarava est la meilleure de ma courte vie de plongeur. Celle de Rangiroa est moins belle mais il y a du gros - voir du gros mechant. Un requin tigre a ete vu plusieurs fois ce mois-ci, et quelques grands requins marteaux rodent encore dans la passe. En ce qui me concerne, j'aurais vu des pointes noires, des pointes blanches de recif et de lagon (le pointe blanche oceanique est rarissime), des dizaines de requins gris, a toutes les profondeurs (impressionant quand ils tournent en surface au dessus des plongeurs), des barracudas muscles, des dauphins joueurs, des raies mantas pas farouches, des napoleons poussifs, des tortues, des thons de 70kg, des murenes grosses comme des cuisses de vahinees, et toute une ribambelle de petits poissonnets multi-colores. Mais en dehors de la plongee, strictement rien a faire sur ces atolls, bande de sable de 200m de large, la mer bleue omnipresente mais peu de plages paradisiaques finalement. Je ne me vois pas rester des semaines dans ce paradis du farniente absolu...
J'ai egalement passe une nuit a Papeete sur un catamaran avec des amis de Manuelle et Simon rencontres dans l'avion de retour, plutot appreciable de dormir a quai en pleine ville, avec un prime les boissons laissees par les clients... Voila, c'etait bref mais intense ;-)
Direction Rapa Nui maintenant, je suis vraiment excite d'arriver sur cette ile mythique - et mystique...
Direction Rapa Nui maintenant, je suis vraiment excite d'arriver sur cette ile mythique - et mystique...
jeudi 28 mai 2009
Tahiti
Bon je prends du retard sur ce blog, pas bon, ça, pas bon du tout... Et j'avoue que le rythme polynesien a tendance a entamer la volonte du travailleur le plus assidu, et j'ai donc la flemme de reecrire cette tartine sur laquelle j'avais fait un effort de style... Donc je vais basculer dans celui telegraphique, pour plus de rapidité, car il est 22h, et je pars demain a 6h30 pour Papeete, et ensuite les Tuamotus, les lagons du bout du monde.
Arrivee Raiatea chez Simon (surfeur - cuistot sur voilier charter), Manuelle (prof de plongee) et petit Tao, 2 ans, angelique demon ou ange demoniaque selon les heures. Tres TRES gentils, heberge chez eux. Aurais pu tomber plus mal.
Eau 28°C, temps variable, lagon bleu.
Cout de la vie tres élevé.
Ici, 2 categories de francais de metropole :
Categorie 1 : profs, gendarmes, medecins (ou autres metiers de la sante). Gros salaires, la belle vie au frais du contribuable.
Categorie 2 : voileux de passage et autres deracines, puis ceux qui bossent dans le tourisme et qui triment, car tourisme mal barré.
Locaux : gros consommateurs de bieres, physique a l'avenant. Exemple, Mete, stagiaire au club de plongee, 20ans, en terminale, enceinte du 3ieme enfant, grosse.
1er jour de plongee : club appelé pour aider a repecher une voiture dans le port. Gendarmerie sur place, no comment sur la gestion de l'evenement.
1 a 2 plongees par jour, exercices de remontee d'urgence. 14 seances plus tard : diplome niveau 2 CMAS validé, equivalent Rescue Diver PADI. Nico pret a sauver la veuve et l'orphelin, sous l'eau je veux dire. Requins pointe noire nombreux et excites par poissons morts emmenes par les guides de plongee. Epave. Requins gris, 1m80, tortues, raies leopards, gros temps, grosse houle a l'exterieur du lagon, vagues enormes.
Quelques marches sur l'ile, vue sur lagon magnifique. Nage dans le lagon avec masque et tuba jusqu'au motu (petit ilot desert en bord exterieur de lagon), trop beau.
Samedi soiree mojitos chez Manu et Simon, plein de rencontres, papotage intensif, mal de crane le lendemain.
Beaucoup de jeux avec petit Tao, guitare, velo, collection de coquillage.
Super ambiance au club de plongee, Hemisphere Sub, avec en prime une bonne petite ristourne sur la douloureuse.
Les premiers jours : pas vraiment envie de rester trop longtemps (pas grand chose a faire au premier abord), mais apres 2 semaines, pas du tout envie de partir, on se fait au rythme insulaire, rencontres sympas, pleins de petits coins de paradis pas encore découverts. Mais compte en banque s'allege vite.
J'espere faire un petit article avant de partir sur l'ile de Paques (18 juin prevu).
Eau 28°C, temps variable, lagon bleu.
Cout de la vie tres élevé.
Ici, 2 categories de francais de metropole :
Categorie 1 : profs, gendarmes, medecins (ou autres metiers de la sante). Gros salaires, la belle vie au frais du contribuable.
Categorie 2 : voileux de passage et autres deracines, puis ceux qui bossent dans le tourisme et qui triment, car tourisme mal barré.
Locaux : gros consommateurs de bieres, physique a l'avenant. Exemple, Mete, stagiaire au club de plongee, 20ans, en terminale, enceinte du 3ieme enfant, grosse.
1er jour de plongee : club appelé pour aider a repecher une voiture dans le port. Gendarmerie sur place, no comment sur la gestion de l'evenement.
1 a 2 plongees par jour, exercices de remontee d'urgence. 14 seances plus tard : diplome niveau 2 CMAS validé, equivalent Rescue Diver PADI. Nico pret a sauver la veuve et l'orphelin, sous l'eau je veux dire. Requins pointe noire nombreux et excites par poissons morts emmenes par les guides de plongee. Epave. Requins gris, 1m80, tortues, raies leopards, gros temps, grosse houle a l'exterieur du lagon, vagues enormes.
Quelques marches sur l'ile, vue sur lagon magnifique. Nage dans le lagon avec masque et tuba jusqu'au motu (petit ilot desert en bord exterieur de lagon), trop beau.
Samedi soiree mojitos chez Manu et Simon, plein de rencontres, papotage intensif, mal de crane le lendemain.
Beaucoup de jeux avec petit Tao, guitare, velo, collection de coquillage.
Super ambiance au club de plongee, Hemisphere Sub, avec en prime une bonne petite ristourne sur la douloureuse.
Les premiers jours : pas vraiment envie de rester trop longtemps (pas grand chose a faire au premier abord), mais apres 2 semaines, pas du tout envie de partir, on se fait au rythme insulaire, rencontres sympas, pleins de petits coins de paradis pas encore découverts. Mais compte en banque s'allege vite.
J'espere faire un petit article avant de partir sur l'ile de Paques (18 juin prevu).
jeudi 14 mai 2009
From Quebec
Pour information, ne reservez jamais un billet d'avion par le site e_d_r_e_a_m_s (je mets volontairement des tirets pour eviter les renvois). J'ai fait l'erreur de booker par eux un vol Auckland - LosAngeles - Vancouver - Montreal quand j'etais en Australie (en effet Kathleen ne pouvait me rejoindre en NZ). Quelques jours plus tard, je recois un email comme quoi je dois envoyer un scan de passeport (ok) et un scan de carte VISA recto verso : pas OK! Je leur ecris donc, en envoyant mon passeport, que je ne veux pas envoyer ce scan, mais que je peux appeler pour confirmer mon numero de CB. Aucune reponse. Donc 6j plus tard (pas toujours facile d'appeler d'Australie, vu la couverture reseau...), j'appelle (ah oui, ils sont bases en Espagne, mais ca, j'ai vu apres), mais cette histoire de scan est dans leur procedure interne pour proteger l'acheteur, on me dit donc qu'il faut vraiment que je l'envoie, et que mon vol est toujours reserve au meme tarif. Finalement je le fais. Reponse 3j plus tard avec nouvel email : le tarif avait finalement augmente, est-ce que je suis toujours ok? Je reponds le jour meme par email que oui, c'est toujours ok, je confirme la reservation. La-dessus aucune reponse, je me dis que tout est beau. La veille du depart, le dimanche 10, c'est a dire le jour de mon retour a Auckland, je checke mes emails et mon compte en banque : rien, nada, walou, peau de balle, pas de paiement ni de billet electronique. Oh p****. C'est dimanche, c'est le jour du Seigneur mais pas des bureaux de compagnies aeriennes, toutes fermees. E-d-r-e-a-m-s est ferme tout le weekend. Ils ont bien une adresse email urgenceweekend@edreamsdemerde.com, a laquelle j'envoie un message qui dit, en gros : "mais queske ce ke ce bordel!?" mais j'ai deja eu une idee de leur reactivite... J'appelle donc directement Air Canada avec mes derniers credits de telephone : pas de confirmation pour M Vermalle. Bon. Derniere solution : je file a l'aeroport. Air Canada et Air New Zealand ont leur vol en code share, je vais donc au bureau d'Air New Zealand, qui me dit d'appeler le centre de reservation (numero gratuit) d'un air sceptique. En effet, organiser un vol avec 2 escales 24h avant le jour du depart, ca risque d'etre chaud.
J'ai finalement passe 2h au telephone avec le tres aimable et tres serviable agent d'Air New Zealand, qui a degote, a la sueur de son front oserais-je dire, le billet qui m'a permis d'arriver comme prevu le 12 mai a Montreal. Il m'a trouve un retour egalement avec 1 seule escale. Et tout ca, pour le MEME PRIX que ce que me proposait e-d-r-e-a-m-s, a 20 euros pret...
Soulage (ah oui parce que je commencais a etre vraiment sur les nerfs avec cette histoire), je rentre a l'hotel et envoie un email a e-d-r-e-a-m-s, a l'adresse d'urgence et a mon contact habituel, pour dire STOP, on annule tout. Et bien vous allez rire, mais dans les 24h suivantes, j'ai recu 3 (!!!) messages de leur part pour me dire qu'ils avaient bien pris en compte mon annulation, sans frais bien sur. Sur un de ces emails, ils me disent que de toutes facons, je n'avais pas confirme le nouveau tarif, donc que ce n'etait pas reserve. Alors meme que dans l'historique des messages plus bas, apparait ce message de confirmation. Donc voila, boycotter e-d-r-e-a-m-s. Pour ce type de vol, il est plus judicieux de faire une recherche par internet pour voir quelle compagnie offre le meilleur prix et quel est le vol, et ensuite appeler directement cette compagnie. En general, le service client est un numero gratuit, on economise une petite commission, on donne le numero de visa par telephone et non sur un site internet... Enfin voila, je suis a Montreal jusqu'au 27 mai, le blog va s'arreter de bloguer pendant de 2 semaines, et ensuite c'est reparti, ca commencera fort avec Tahiti (en haut de la liste du programme a faire : plonger dans les iles Tohamotu et ses bancs de requins), puis l'Ile de Paques, que j'attends egalement avec impatience. L'organisation de la fin du sejour en Amerique du Sud est encore un peu floue... Merci encore pour les comments et a ceux qui suivent ce blog! Petit rappel pour de petits plaisirs des yeux, du coeur et des oreilles :
Blog de Caroline Vermalle (aka my favourite sister) : http://carolinevermalle.typepad.fr/
MySpace de Janski Beeeats (aka my favourite brother): http://www.myspace.com/janskibeeeats
J'ai finalement passe 2h au telephone avec le tres aimable et tres serviable agent d'Air New Zealand, qui a degote, a la sueur de son front oserais-je dire, le billet qui m'a permis d'arriver comme prevu le 12 mai a Montreal. Il m'a trouve un retour egalement avec 1 seule escale. Et tout ca, pour le MEME PRIX que ce que me proposait e-d-r-e-a-m-s, a 20 euros pret...
Soulage (ah oui parce que je commencais a etre vraiment sur les nerfs avec cette histoire), je rentre a l'hotel et envoie un email a e-d-r-e-a-m-s, a l'adresse d'urgence et a mon contact habituel, pour dire STOP, on annule tout. Et bien vous allez rire, mais dans les 24h suivantes, j'ai recu 3 (!!!) messages de leur part pour me dire qu'ils avaient bien pris en compte mon annulation, sans frais bien sur. Sur un de ces emails, ils me disent que de toutes facons, je n'avais pas confirme le nouveau tarif, donc que ce n'etait pas reserve. Alors meme que dans l'historique des messages plus bas, apparait ce message de confirmation. Donc voila, boycotter e-d-r-e-a-m-s. Pour ce type de vol, il est plus judicieux de faire une recherche par internet pour voir quelle compagnie offre le meilleur prix et quel est le vol, et ensuite appeler directement cette compagnie. En general, le service client est un numero gratuit, on economise une petite commission, on donne le numero de visa par telephone et non sur un site internet... Enfin voila, je suis a Montreal jusqu'au 27 mai, le blog va s'arreter de bloguer pendant de 2 semaines, et ensuite c'est reparti, ca commencera fort avec Tahiti (en haut de la liste du programme a faire : plonger dans les iles Tohamotu et ses bancs de requins), puis l'Ile de Paques, que j'attends egalement avec impatience. L'organisation de la fin du sejour en Amerique du Sud est encore un peu floue... Merci encore pour les comments et a ceux qui suivent ce blog! Petit rappel pour de petits plaisirs des yeux, du coeur et des oreilles :
Blog de Caroline Vermalle (aka my favourite sister) : http://carolinevermalle.typepad.fr/
MySpace de Janski Beeeats (aka my favourite brother): http://www.myspace.com/janskibeeeats
dimanche 10 mai 2009
Voyage express en Terre du Milieu
Je n'ai que 6 jours en Nouvelle Zelande, donc je decide de me concentrer sur l'ile du Nord. Plus facile d'acces, mais moins grandiose et sauvage. Ici c'est l'automne, c'est tres pluvieux et il commence a faire vraiment froid, d'autant plus froid que l'on descend dans le sud. Mais au dela du temps changeant, des les premieres heures, j'ai la sensation que la nature est ici sublimee. L'herbe semble plus verte, le ciel plus bleu quand il perce les nuages, la mer plus transparente, les rochers plus durs, les nuages plus denses, le sable plus fin, l'air plus vivifiant, pur, clair, la laine des moutons plus soyeuse et le regard des vaches plus eveille. La nature est plus nature, et l'air pur donne un eclairage particulier a tous les paysages.
Auckland s'ouvre sur une grande baie, et ressemble a une ville australienne, avec peut-etre plus de mixite. J'ai opte pour la solution voiture de location + auberge de jeunesse, chacun revenant environ a 25$ kiwi, soit quelquechose comme 11 ou 12 EUR, donc moins cher que le petit camping car et l'emplacement camping.
Et surtout, je dors au chaud, et profite des excellents hotels de backpackers, avec leur cuisine bien fournie (meme en epices), et autres guitares et jeux a disposition
Premiere etape : the Poor Knights Islands, classees au top 10 des sites de plongee dans le monde par feu le Commandant Cousteau himself. Il fait froid mais l'eau se maintient a 19-20 deg C grace a un courant chaud passant le long de ces iles, ce qui explique le faune et la flore aquatique particuliere du lieu. Sur les dernieres 10 minutes de bateau pour atteindre l'ile, nous sommes entoures par des centaines de dauphins, certains venant s'amuser dans les vagues a quelques metres de nous. Magique. Il y a une douzaine de personnes, mais je plonge en duo avec un local qui me sert de guide personnel. Vieilles, dorades, raies, king fish, et un mur tapisse de nudibranches et d'eponges aux couleurs flashy, jaune, violet, que je longe jusqu'a -38m - my deepest dive ever!
C'est beau mais vache, c'est frais. Je tremble pendant 30min apres la plongee car je suis frigorifie malgre la salopette + la veste de 7mm, mais bon, il faut y retourner, on n'est pas la pour broder les mouchoirs. Cette fois nous descendons dans une espece de cave sous-marine, au fond de laquelle un grand banc de petits poissons aux yeux globuleux se tapisse. En repartant du fond de la grotte, on voit tout ce petit monde aquatique en contre jour, wahou.
Sur le retour en bateau, un groupe d'un autre type de dauphins, plus gros, viendra nous narguer...
Dans l'auberge de jeunesse chaleureuse, la soiree est animee grace a Steven, un jeune Kiwi costaud et fort en gueule, qui m'offre 3 bieres pendant qu'il s'en enfile 10, avant de sortir dans un pub irlandais. Groupe live tous les soirs et bagarre 2 fois par semaine.
Plus au Nord, Bay of Island est un des highlights touristiques de NZ, mais le temps est plutot mauvais : aucun club de plongee ne plonge sur l'epave du Rainbow Warrior, trop de mer. Je trouve quand meme un petit club qui est ok pour aller sur l'epave du Canterbury. Un minuscule bateau, juste moi, l'instructeur et le "Captain" : je suis passe du plus gros club de plongee de NZ au plus petit.
Pour info, le Rainbow Warrior est ici dans toutes les memoires, les plus jeunes connaissent parfaitement l'histoire, et les Kiwis gardent une enorme rancoeur, legitime a priori, sur cet attentat orchestre laborieusement par les francais. Voir http://www.rainbow-warrior.org.nz/home.asp
Cette fois, l'eau est a 17 deg C, mais l'epave du Canterbury, toute recente (2007) et preparee specialement pour les plongeurs, vaut le deplacement.
Ensuite, direction Rotuora, station thermale aux multiples sources d'eau chaude, mais le temps est vraiment pourrissime, il pleut des cordes, on ne voit rien, donc je trace. La pluie cesse vers la Waimangu Volcanic Valley, je m'y arrete donc. La rando de 5km est tres bien renseignee : elle longe des lacs volcaniques bouillonnants, l'air sent l'oeuf pourri a cause du soufre, la terre est chaude, ca murmure la-dessous, ca fume d'un peu partout, l'ambiance est plutot inquietante, on n'ose pas taper du pied de peur que tout saute d'un seul coup... La derniere grosse eruption date de 1870, mais de plus petites ont eu lieu jusqu'en 1920, c'est donc tout jeune. Les couleurs sont etonnantes, lac bleu azur, crystaux vert vifs, algues rouges.
Je pousse ensuite jusqu'a Hamilton pour faire une pause pour la nuit, et reprends la route le lendemain, le but du jeu etant d'arriver au Mont Ngauruhoe, dans le Tongariro National Park, un autre haut lieu du tourisme kiwi sur l'ile du Nord, notamment grace a son role du Mordor dans Lord of the Rings ("L.O.T.R : la meilleure chose qui soit arriver au tourisme neo-zelandais depuis le capitaine Cook" dixit Lonely Planet, Cook ayant decouvert les iles...).
Je pause mon sac a dos chez "Extreme Backpackers", une auberge qui fait aussi office de salle d'escalade et d'organisateur de tour de rafting, canyoning, trekking, etc. A priori le temps pour le lendemain risque d'etre mauvais, et donc le fameux "alpine Crossing", sentier de rando qui passe entre les 2 volcans (respectivement a 1900 et 1700m) pourrait etre completement sous les nuages. Mais vers 21h, le type de l'hotel vient nous voir pour nous dire qu'une petite fenetre de beau temps pourrait nous donner l'opportunite de faire le "crossing", ou au moins une partie.
Rendez-vous le lendemain matin a 7h pour s'equiper, en effet il va faire froid la-haut, tres froid (-10), venteux (70 km/h) et on risque d'avoir de la neige et de la pluie. Qu'a cela ne tienne, on reste tous motives. Nous sommes un groupe de 5, un tout jeune blondinet allemand bien en forme, un couple d'anglais dans la cinquantaine et un israelien. Pas de guide mais notre "organisateur" nous brieffe bien sur la rando en nous deposant au debut du sentier.
Le soleil est bien au rendez-vous, le temps est clair, presque brillant, et la vue sur le massif volcanique absolument fabuleuse. Mais l'on peut deja voir les nuages bas et gris arrives au sud-ouest, ce qui nous donne a priori entre 2 et 3h pour en profiter pleinement et clairement. Le sol est d'abord couvert de buissons, puis d'herbe grasse, puis au fur a mesure que l'on monte, la terre se retrouve a nu, puis c'est la roche volcanique dur, et enfin la terre volcanique meuble, reste de la derniere eruption. 
J'arrive bien sur tres en avance sur l'horaire prevu, mais j'envoie un texte a l'auberge et le van arrive peu apres, ce qui me permet d'attendre au chaud tout en papotant avec le chauffeur. L'allemand arrive peu apres (il s'est rendu compte de son erreur et est revenu sur ces pas), puis les anglais une heure plus tard : j'apprends que l'Israelien a fait demi tour quand ca commencait a etre bien gele, glissant et venteux. Certainement une de mes plus belles randonnees, tous pays confondus. Je reste donc une 2ieme nuit chez Extreme Backpackers pour me reposer avant de reprendre la route pour Auckland le lendemain.
Cette route justement, j'essaie de la faire en evitant les grands axes, ce qui m'offre une derniere fois de tres beaux paysages de collines herbues et formations rocheuses interessantes - je passe notamment dans la region ou ont ete tournes les scenes de la Comte et HobbitBourg ("the Shire" et "Hobbitown" de Lord Of The Rings).
La suite du programme? Et bien il est temps de faire une pause dans ces vacances ereintantes, vous ne trouvez pas? Rechargement de batteries (affectives notamment) a Montreal!
Auckland s'ouvre sur une grande baie, et ressemble a une ville australienne, avec peut-etre plus de mixite. J'ai opte pour la solution voiture de location + auberge de jeunesse, chacun revenant environ a 25$ kiwi, soit quelquechose comme 11 ou 12 EUR, donc moins cher que le petit camping car et l'emplacement camping.
Premiere etape : the Poor Knights Islands, classees au top 10 des sites de plongee dans le monde par feu le Commandant Cousteau himself. Il fait froid mais l'eau se maintient a 19-20 deg C grace a un courant chaud passant le long de ces iles, ce qui explique le faune et la flore aquatique particuliere du lieu. Sur les dernieres 10 minutes de bateau pour atteindre l'ile, nous sommes entoures par des centaines de dauphins, certains venant s'amuser dans les vagues a quelques metres de nous. Magique. Il y a une douzaine de personnes, mais je plonge en duo avec un local qui me sert de guide personnel. Vieilles, dorades, raies, king fish, et un mur tapisse de nudibranches et d'eponges aux couleurs flashy, jaune, violet, que je longe jusqu'a -38m - my deepest dive ever!
C'est beau mais vache, c'est frais. Je tremble pendant 30min apres la plongee car je suis frigorifie malgre la salopette + la veste de 7mm, mais bon, il faut y retourner, on n'est pas la pour broder les mouchoirs. Cette fois nous descendons dans une espece de cave sous-marine, au fond de laquelle un grand banc de petits poissons aux yeux globuleux se tapisse. En repartant du fond de la grotte, on voit tout ce petit monde aquatique en contre jour, wahou.
Sur le retour en bateau, un groupe d'un autre type de dauphins, plus gros, viendra nous narguer...
Dans l'auberge de jeunesse chaleureuse, la soiree est animee grace a Steven, un jeune Kiwi costaud et fort en gueule, qui m'offre 3 bieres pendant qu'il s'en enfile 10, avant de sortir dans un pub irlandais. Groupe live tous les soirs et bagarre 2 fois par semaine.
Plus au Nord, Bay of Island est un des highlights touristiques de NZ, mais le temps est plutot mauvais : aucun club de plongee ne plonge sur l'epave du Rainbow Warrior, trop de mer. Je trouve quand meme un petit club qui est ok pour aller sur l'epave du Canterbury. Un minuscule bateau, juste moi, l'instructeur et le "Captain" : je suis passe du plus gros club de plongee de NZ au plus petit.
Pour info, le Rainbow Warrior est ici dans toutes les memoires, les plus jeunes connaissent parfaitement l'histoire, et les Kiwis gardent une enorme rancoeur, legitime a priori, sur cet attentat orchestre laborieusement par les francais. Voir http://www.rainbow-warrior.org.nz/home.asp
Cette fois, l'eau est a 17 deg C, mais l'epave du Canterbury, toute recente (2007) et preparee specialement pour les plongeurs, vaut le deplacement.
Ensuite, direction Rotuora, station thermale aux multiples sources d'eau chaude, mais le temps est vraiment pourrissime, il pleut des cordes, on ne voit rien, donc je trace. La pluie cesse vers la Waimangu Volcanic Valley, je m'y arrete donc. La rando de 5km est tres bien renseignee : elle longe des lacs volcaniques bouillonnants, l'air sent l'oeuf pourri a cause du soufre, la terre est chaude, ca murmure la-dessous, ca fume d'un peu partout, l'ambiance est plutot inquietante, on n'ose pas taper du pied de peur que tout saute d'un seul coup... La derniere grosse eruption date de 1870, mais de plus petites ont eu lieu jusqu'en 1920, c'est donc tout jeune. Les couleurs sont etonnantes, lac bleu azur, crystaux vert vifs, algues rouges.
Je pause mon sac a dos chez "Extreme Backpackers", une auberge qui fait aussi office de salle d'escalade et d'organisateur de tour de rafting, canyoning, trekking, etc. A priori le temps pour le lendemain risque d'etre mauvais, et donc le fameux "alpine Crossing", sentier de rando qui passe entre les 2 volcans (respectivement a 1900 et 1700m) pourrait etre completement sous les nuages. Mais vers 21h, le type de l'hotel vient nous voir pour nous dire qu'une petite fenetre de beau temps pourrait nous donner l'opportunite de faire le "crossing", ou au moins une partie.
Cette route justement, j'essaie de la faire en evitant les grands axes, ce qui m'offre une derniere fois de tres beaux paysages de collines herbues et formations rocheuses interessantes - je passe notamment dans la region ou ont ete tournes les scenes de la Comte et HobbitBourg ("the Shire" et "Hobbitown" de Lord Of The Rings).
La suite du programme? Et bien il est temps de faire une pause dans ces vacances ereintantes, vous ne trouvez pas? Rechargement de batteries (affectives notamment) a Montreal!
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